Au moins 26% des espèces présentes en France, métropole et outre-mer sont menacées de disparition, d'après les résultats des dernières données publiées par l'Observatoire national de la biodiversité. La situation empire et la raison principale, c'est l'activité humaine.

Entre 2006 et 2016, 38% des chauves souris ont disparu en métropole.
Entre 2006 et 2016, 38% des chauves souris ont disparu en métropole. © AFP / JOEL SAGET

Le gypaète barbu, la bécassine des marais et le lynx boréal inquiètent les amoureux de la nature. Leur situation est de plus en plus préoccupante, et la biodiversité est plus que jamais menacée en France. D'après cette étude, plus du quart des espèces évaluées sont menacées de disparition.

L'ensemble du territoire français, c'est 10% de la biodiversité mondiale

Dans notre pays, on trouve une grande variété d'espèces dont 19 000 qui sont endémiques, c'est à dire qu'on ne trouve nulle part ailleurs. Cela représente 10% de la biodiversité de la planète. La majeure partie de ces animaux vivent dans les territoires ultramarins français.

Le problème, c'est que la biodiversité est menacée, et que la situation s'aggrave. Un quart des espèces sont menacées d’extinction (26% exactement) : des mammifères, des oiseaux nicheurs, des reptiles et des amphibiens. Le risque de les voir disparaître a augmenté de 15% entre 2009 et 2017.

Un exemple parlant (qui ne fera plaisir qu'aux chiroptophobes) : on observe une hécatombe chez les chauves-souris. Les populations en métropole ont diminué de 38% entre 2006 et 2016. 

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À tout cela, plusieurs raisons sont détaillées de façon intéressante dans le rapport : l'artificialisation des sols, qui ne cesse d'augmenter, mais aussi l'état des espaces naturels. L'utilisation de pesticides demeure évidemment un problème, ainsi que la prolifération des espèces exotiques envahissantes, comme la liane papillon ou le rat noir.

Seuls 22% des habitats naturels type, marais, prairies, dunes, chênaies, sont dans un état de conservation jugé favorable. Avec, un point positif du côté des rivières, estuaires et lagunes. On note une amélioration avec près de la moitié qui sont désormais en bon état.