Les manifestations pour le climat vont-elles devenir des manifestations de salariés pour plus de justice sociale ? C'est le pari de différentes ONG et organisations syndicales qui signent ce matin une tribune intitulée "Pour un printemps climatique et social". Parmi elles, Attac, Oxfam, la CGT et Solidaires.

Les semaines se suivent et les appels pour le climat se multiplient
Les semaines se suivent et les appels pour le climat se multiplient © Maxppp / Léon Tanguy

Les semaines se suivent et les appels pour le climat se multiplient. Mardi dernier, 19 organisations donc la Fondation Nicolas Hulot et la CFDT présentaient déjà un "pacte social et environnemental" avec une soixantaine de propositions pour la planète. La CGT n'en faisait pas partie. 

Ce mercredi matin, Philippe Martinez entre dans cette bataille avec de nombreuses organisations comme Attac, Oxfam, la Ligue des droits de l'homme, ou encore Notre affaire à tous, à l'origine de la plainte contre le gouvernement pour "inaction climatique".

Philippe Martinez sera donc dans le cortège parisien samedi après-midi avec les marcheurs pour le climat. La semaine dernière, il avait regretté la "précipitation" de Laurent Berger qui avait publié un appel de son côté, mais aujourd'hui il estime nécessaire de se mobiliser dans la rue, pour établir un rapport de force. "Il est évident que nous avons besoin justement de regrouper nos forces face au gouvernement qui essaie de culpabiliser les citoyens qui n'ont pas grand chose pour vivre, sur leur responsabilité sur le dérèglement climatique", estime-t-il. "Pour nous, il ne faut pas opposer les urgences sociales et climatiques".

Une action tous azimuts samedi

Sur le fond cette tribune publiée par Attac, Oxfam, Notre affaire à tous et la CGT n'est pas très éloignée de l'appel de la semaine dernière qui demandait un "big bang fiscal" mais Aurélie Trouvé, porte-parole d'Attac, insiste surtout sur l'inaction du gouvernement. 

Pour elle, les ONG et les syndicats se battent pour les mêmes alternatives. Il faut notamment, précise-t-elle "des services publics, des commerces de proximité, des transports en commun peu chers et des logements, parce que les premières victimes de ce désastre écologique sont les plus précaires, alors que les responsables sont les multinationales les plus riches, celles qui polluent le plus et les gouvernements qui ne prennent pas à bras le corps cette urgence écologique et sociale".

Le pari des organisations signataires de cette tribune est donc de mobiliser ensemble des militants pour le climat, les droits de l'Homme, des salariés et des sans-papiers. Sans oublier les collectifs de "gilets jaunes" qui seront présents samedi. 

Sur la forme, cette mobilisation, très large, est donc elle bien différente de l'appel de la CFDT. En tout, 170 cortèges sont prévus pour ce "printemps climatique et social".

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