Plus de 6 millions de cas de Covid-19 en Europe : un peu partout sur le continent, l'inquiétude monte d'un cran cet automne. Avec la peur d'une nouvelle vague plus dangereuse que la première, les restrictions se multiplient, les déplacements se compliquent. Où pourra-t-on se rendre pour les vacances de la Toussaint ?

Pour entrer en Italie, il faut présenter un test négatif au Covid-19 de moins de 72 heures si l'on vient d'une région française en alerte rouge.
Pour entrer en Italie, il faut présenter un test négatif au Covid-19 de moins de 72 heures si l'on vient d'une région française en alerte rouge. © AFP / ALBERTO PIZZOLI / AFP

La pandémie revient chambouler la libre circulation dans l'espace Schengen. En cet automne 2020, comme au printemps lors de la première vague, chacun se replie sur ses frontières et redouble de prudence dans l'accueil des "étrangers". 

Une fois de plus, dans ce nouveau confinement comme, rappelons-le, lors du déconfinement de l'été, l'Europe avance en rangs dispersés. Et force est de constater que la liste des pays où l'on entre sans entrave se réduit comme peau de chagrin.

Pour l'heure, il est encore possible d'aller, sans trop se poser de questions, flâner dans les rues de Lisbonne ou Porto, dans celles de Séville ou aux Baléares... Portugal et Espagne n'imposent en effet pas de restrictions à l'entrée aux voyageurs français : pas de quarantaine ni de test, juste un formulaire à remplir et, pour le Portugal, une prise de température à l'arrivée. Mais, il faut bien regarder la carte d'Espagne pour éviter les régions confinées et où la circulation du virus est importante, notamment et ce n'est pas négligeable, la capitale Madrid et sa région, dont la visite est fortement déconseillée.

La France en rouge pour nos voisins

Si l'on cherche le soleil, la Grèce reste aussi une option. Attention toutefois à bien remplir un formulaire 48 heures avant le départ afin de disposer d'un QR code qui permet l'entrée sur le territoire ; des tests aléatoires sont ensuite réalisés à l'arrivée. Pour l'Italie, comme pour la Belgique ou l'Allemagne, par exemple, tout dépend de la région française dont vous venez. Le test est obligatoire si l'on vient d'une zone rouge, fortement recommandé pour les autres. Il faut savoir que la carte de France est colorée aux trois quarts de rouge vif et pour un petit quart – le Grand Est, par exemple, ou la Corse – en orange, mais cette carte est très évolutive.

Mieux vaut arriver avec en poche un test négatif datant de moins de 72 heures. Test que l'on peut faire à l'arrivée en Italie avec un résultat immédiat dans les aéroports de Rome, Milan, Palerme ou Venise, où il s'agit d'un test antigénique. Si vous choisissez Naples, Bologne ou Pérouse, seuls sont possibles les tests moléculaires (PCR), avec un résultat qui prend jusqu'à trois jours, durant lesquels vous devez rester à l'isolement. Il vaut donc mieux prendre ses précautions. D'autant que si vous vous avérez positif à l'arrivée en Italie, c'est, sans discussion possible, une quarantaine pour deux semaines et à vos frais. Et l'on ne peut en sortir pour rentrer en France qu'après avoir présenté deux tests négatifs à 24 heures d'intervalle.

Tests et quarantaines requis presque partout...

L'Allemagne elle aussi requiert des voyageurs français ou venant de France un test négatif de moins de 48 heures traduit en anglais ou en allemand, faute de quoi il vous faudra prévoir trois jours à l'isolement le temps d'avoir le résultat du test que vous devrez réaliser à l'aéroport d'arrivée. 

Si vous aviez dans l'idée de faire un saut à Londres ou à Amsterdam, mieux vaut oublier... ou prévoir entre dix et quatorze jours de vacances, quatorzaine oblige. Pour la Hongrie, c'est plus simple : interdiction absolue d'entrer. Le Danemark reste également fermé aux touristes français. Mais si l'on souhaite un bol d'air scandinave, la Suède leur ouvre toujours ses portes.

...Et sur place, pas vraiment moyen de s'amuser

Mais même si l'on brave tous ces obstacles et parvient à franchir le poste frontière, reste la question de savoir ce que l'on pourra faire lors de ses vacances. Impossible, par exemple, de boire une bière à Bruxelles, les bars sont fermés ; difficile de faire la fête à Berlin, sous couvre-feu ; au Royaume-Uni, pas question de sortir après 22 h dans les pubs, et pas à plus de six ; aux Baléares, on ne peut plus en griller une dans la rue, oubliez aussi le bain de minuit... 

La vie culturelle reste contrainte elle aussi. La plupart du temps, les théâtres et cinémas sont fermés, ou voient leur capacité d'accueil drastiquement réduite. Les annulations de festivals se multiplient, l'accès aux musées très limité. Partout, ou quasiment, le port du masque est obligatoire dedans comme dehors, sous peine d'amende. Il faut même en mettre un dès 6 ans en Espagne. Chaque jour apporte en outre son lot de nouveautés, de nouvelles contraintes, d'où la nécessité de vérifier jusqu'au dernier moment les conditions déterminées par chacun des États pour accueillir des vacanciers. 

Et bien sûr, si l'on prend l'avion, préférer un masque chirurgical, en papier et non en tissu : la plupart des aéroports et compagnies aériennes l'exigent désormais.