Jusqu’au 29 juillet, près de 1600 spectacles se jouent dans le cadre du festival Off à Avignon. Dans cette pléthore d’événements, voici une petite sélection de spectacles, dans des genres très différents, pour vous donner des idées de sorties.

L'un des symboles du Off à Avignon, ce sont les milliers d'affiches qui parsèment les rues le temps du festival
L'un des symboles du Off à Avignon, ce sont les milliers d'affiches qui parsèment les rues le temps du festival © Maxppp / HIELY Cyril / PhotoPQR / La Provence

“225.000 (Femmes Kleenex)”

225.000, c’est le nombre de femmes qui chaque année sont victimes de violences conjugales. Cette création aborde le sujet de ces violences et des féminicides, de la difficulté de parler, de partir et parfois de survivre. Sur une scène au décor teinté de touches rouge sang, la pièce parvient toutefois à ne tomber ni dans le pathos ni dans l’insoutenable et on en sort convaincu de l’utilité d’agir pour faire évoluer les choses. Une pièce aussi utile que réussie. YouTube - Guillaume Vatan

De Nicole Sigal, mis en scène par Guillaume Vatan, avec Magali Bros, Rodolphe Couthouis, Camille Favre-Bulle et Mathias Marty. À 13h25 à l’Espace Alya, relâche les 10, 17 et 24 juillet.

“La Convivialité, la faute de l’orthographe”

Vous les entendez tous les week-ends sur France Inter dans la chronique “Tu parles” : Arnaud Hoedt et Jérôme Piron sont aussi à Avignon (ou “en” Avignon, écrivez-le comme cela vous sied). Les deux hommes ne sont pas comédiens, ils sont enseignants, pourtant leur conférence consacrée aux incongruités de l’orthographe française fait mouche. Pendant une heure, ils évoquent les origines des pluriels en “x”, les consonnes muettes… et arrivent à faire rire le public avec !

De et avec Arnaud Hoedt et Jérôme Piron. À 22h15 au Chapeau d’Ebène Théâtre, relâche les 10, 17 et 24 juillet. 

“Comédiens !”

Cette comédie musicale, qui débarque pour la première fois à Avignon, a raflé cinq trophées de la Comédie Musicale en 2018 et fait le plein au théâtre de la Huchette, à Paris. Ce spectacle propose une mise en abyme : les trois personnages montent la version musicale d’un vaudeville en 1948 dans un théâtre parisien. Et les liens entre les personnages se mélangent à ceux qui lient les comédiens entre eux. Un vrai petit bijou de comédie musicale, porté par trois interprètes de grande qualité !

De Raphaël Bancou, Eric Chantelauze et Samuel Sené, mis en scène par Samuel Sené, interprété par Marion Préïté, Fabian Richard et Cyril Romoli. À 17h30 au Théâtre de l’Oulle / La Factory, relâche les 9, 16 et 23 juillet 

“Levez-vous pour les bâtard.e.s !”

Cette jeune compagnie fait revivre, le temps d’un spectacle, Judith Shakespeare, la sœur de William, injustement oubliée par l’histoire. Avec une mise en scène ingénieuse et un texte fort, les sept artistes donnent corps à un “attentat théâtral” au cœur du théâtre du Globe dans le Londres du XVIIe siècle. Elles posent la question de la place des femmes - et celle des héroïnes - au théâtre et, bien au-delà, dans le monde. 

Par la compagnie OKTO, mis en scène par Laora Climent, avec Laura Boisaubert, Laora Climent, Lisa Colin, Justine Gaucherand, Alexandra Hernandez, Hoël Le Corre et Manon Preterre. Jusqu’au 14 juillet à 21h45 à La Scierie.

“Les Imposteurs”

Les Imposteurs, ce sont deux comédiens qui proposent de raconter pourquoi et comment ils sont devenus comédiens. Et ça commence, tout simplement, par une photo de classe, des souvenirs d’école, un atelier théâtre… puis la réalité et la fiction s’emmêlent, se brouillent, questionnent les spectateurs (qui ont aussi leur rôle à jouer pendant la pièce). Sur scène, est-ce que l’on “est” son personnage ? Est-ce qu’on le “joue” ? C’est l’une des questions que pose cette proposition immersive et attachante, conçue pour être jouée en milieu scolaire. 

D’Alexandre Koutchevsky, mis en scène par Jean Boillot, avec Régis Laroche et Isabelle Ronayette. À 10h45 au théâtre 11 Gilgamesh, relâche les 10, 17 et 24 juillet. 

“Timothé Poissonnet dans Le bocal”

Cela fait quatre ans que Timothé Poissonnet remplit les salles du festival Off avec son spectacle déjanté. L’humoriste survolté propose un spectacle, dit-il, à l’image de la société du zapping. En une heure, il passe d’un sujet à l’autre, d’un personnage à un autre, avec une facilité déconcertante, et joue avec les codes du one-man show en les poussant à l’extrême. “C’est conceptuel, ça pourrait être dans le in, dit-il dans le spectacle… et on acquiesce (entre deux rires) !

Ecrit, mise en scène et interprété par Timothé Poissonnet. Au Palace à 15h20, tous les jours. 

“Chanson d’Occasion : Vrai ou faux ?”

Ils sont trois, ils sont jaunes et ils ont une guitare ou une contrebasse en main. Les trois chanteurs et musiciens du groupe Chanson d’Occasion proposent des reprises de grands titres de la variété française, de Cabrel à Niagara, en version jazz manouche. Ça donne la pêche, et pour ne rien gâcher, les trois musiciens sont sympathiques et plutôt drôles sur scène. 

De et avec Matthias Bourmaud, François Joubert et Emmanuel Logeais. À 20h35 au Capitole, relâche les 8, 15 et 22 juillet. 

“Les petites rapporteuses”

Nous sommes le 1er octobre 1967 : trois speakerines de l’ORTF annoncent le passage de la télévision à la couleur. Dans ce spectacle plein de bonnes ondes (télévisuelles), les trois comédiennes sur scène, accompagnées en direct au piano, enchaînent chansons, parodies, fausses publicités, émissions qui tournent mal et vrais extraits de la télévision de l’époque.  Vous y entendrez des extraits (authentiques) du Schmilblic ou même du vrai passage de la télé à la couleur. 

Par la Comédie Framboise, mis en scène par Léonie Pingeot, avec Julie Badoc, Léa Dauvergne et Lisa Garcia, accompagnées par Daniel Glee ou Didier Bailly. Au théâtre des Béliers à 11h, relâche les 10, 17 et 24 juillet, supplémentaires les 11, 18 et 25 juillet à 17h25.

“Albin dans Mieux, ce serait mal”

Puisque tout va mal dans le monde, pourquoi ne pas voir les choses du bon côté ? C’est le défi que se fixe Albin dans son premier one-man show à l’humour caustique où il passe à la moulinette de la dérision les banquiers peu scrupuleux, le racisme ou les zones de conflit. Un spectacle en prise avec l’actualité, incarné par un humoriste qui arrive à nous rallier à sa cause : la “positive attitude”. 

De et avec Albin Duvert, mis en scène par Sandra Colombo. Au Palace à 14h, relâche les 8, 15 et 22 juilllet. 

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