Hélène Touati a travaillé comme directrice marketing de grandes entreprises et désormais elle est conseil en stratégie par la marque. Le confinement l'a convaincue de s'installer bientôt à demeure en Espagne, dans un village, et de s'insérer dans la vie culturelle locale, bénévolement.

Hélène Touati
Hélène Touati © AFP / CS

Hélène Touati est mère de deux grands enfants, 16 et 25 ans, et c'est aussi une musicienne accomplie qui a l'habitude de donner des récitals dans des maisons de retraite notamment. Pendant le confinement, elle a eu le temps de réfléchir à son organisation de vie, au plaisir retrouvé d'avoir du temps, d'être en famille, ou de cuisiner. 

On la rencontre sur la petite terrasse de son appartement parisien, alors qu'elle espère concrétiser la mise en oeuvre d'un projet d'installation en Espagne. 

Le village qu'Hélène Touati a choisi se situe à une heure de Valence
Le village qu'Hélène Touati a choisi se situe à une heure de Valence / HT

L’empreinte de la crise du coronavirus :  "J'étais en train d’acheter une maison de vacances en Espagne et avec le confinement je me suis dit que ce serait même celle d’une nouvelle vie. Je me demande ce que chacun peut faire à titre individuel, et je vais devenir végétarienne. Je ne m’engagerai pas politiquement mais dans une vie quotidienne décroissante., c'est sûr". Hélène a été très marquée par l'impression de "temps long", qu'elle voudrait conserver, et puis a été très "touchée par le crash culturel."

Résultat :  Elle s'engage vers un nouveau mode d'alimentation. "Je suis prête, mon compagnon un peu moins" confie-t-elle. "Je ne prendrai plus l'avion mais le train pour aller en Espagne. Le voyage long ça fait partie d'une forme de plaisir qu'on avait oublié".

A la rentrée et au-delà : La rentrée pour moi c'est octobre, pour finaliser l'achat de cette maison en Espagne. "Il va falloir s'habituer à vivre sans savoir de quoi demain sera fait". L'activité économique de son cabinet de conseil en stratégie reste incertaine, la crise économique ne passera surement pas inaperçu. "Il faudra donc assurer de ce coté-là" convient-elle. Mais la perspective d'un nouveau lieu de vie, au milieu des orangeraies, dans une grande maison traditionnelle, sera la meilleure des motivations pour elle. "Toute la famille est prête pour ce changement" dit Hélène. 

Était-ce un mal pour un bien ? " Oui, absolument, il faudra donner à nos jeunes les clés pour demain, ils auront la responsabilité d'inventer autre chose, mais s'ils le veulent bien, avec nos conseils à nous. Mais c'est vraiment à eux de mener ces révolutions". 

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