L'éclatement du monopole

Capture d'écran de l'élection de François Mitterrand
Capture d'écran de l'élection de François Mitterrand © radio-france

Cette année marque l'histoire de la radio d'une pierre blanche. Le monopole de la radio et de la télédiffusion est mis en place à la Libération.François Mitterrand met fin au monopole le 9 novembre 1981 . C'était une des promesses de campagne pour l'élection présidentielle. Les radios pirates deviennent des radios libres. Dès lors naissent : NRJ (la Nouvelle Radio des Jeunes), Radio Nova, Radio Contact devenue Nostalgie, RFM ou encore Cité Future devenue Skyrock, ainsi que de très nombreuses radios locales du groupe Radio France.

ECOUTEZ > Soirée électorale du 10 mai présentée par Jean-Marie Cavada. Les tops de 20h annoncent les premières estimations favorables à François Mitterrand. Le studio est rempli de moitié de sympathisants 'PS' qui réagissent. Jean-Marie Cavada est obligé de recadrer les choses tout en continuant la soirée, direct oblige.

L'abolition de la peine de mort

Fidèle à la promesse faite pendant la campagne présidentielle, François Mitterrand, dès sa prise de fonction, demande au Garde des Sceaux,Robert Badinter , de préparer un projet de loi abolissant la peine de mort. La procédure sera conduite avec une exceptionnelle célérité : passage en Conseil des ministres le 26 août 1981, adoption par la commission des lois le 10 septembre, examen en séance publique et adoption par l'Assemblée nationale les 17 et 18 septembre. Le 18 septembre 1981 , par 363 voix contre 117, l'Assemblée nationale adopte, après deux jours de débats, le projet de loi portant abolition de la peine de mort présenté, au nom du Gouvernement, par Robert Badinter, garde des Sceaux, ministre de la justice . Douze jours plus tard, le texte est voté dans les mêmes termes par le Sénat, par 160 voix contre 126.

ECOUTEZ > Patrice Bertin, lors du 19h du 17 septembre présente ce sujet avec des extraits du discours de Robert Badinter et la réaction de Pascal Clément, député UDF.

Coluche au tribunal des Flagants Délires le 20 mai

REGARDEZ > Coluche , victime de pressions et même de menaces, annonce le 16 mars 1981 qu'il renonce à sa candidature.

Je préfère que ma candidature s'arrête parce qu'elle commence à me gonfler.

Il proclame alors son intention d'entamer une grève de la faim jusqu’à ce que cesse la censure qui le frappe à la télévision et à la radio. Il cesse sa grève le 29 mars 1981 après un malaise. Il appelle à voter pour François Mitterrand.

Décès de Bob Marley

Bob Marley en concert, 1980, Zurich
Bob Marley en concert, 1980, Zurich © Ueli Frey - Wikimedia Commons

Le chanteur est mort le 11 mai 1981 . Considéré comme le Pape du Reggae, le chanteur a promu tout au long de sa vie la musique jamaïcaine et le mouvement rastafari. Le succès mondial étant au rendez-vous le chanteur a vendu plus de 200 millions d'albums et reste le plus grand des chanteurs reggae à ce jour__

ECOUTEZ > Alain Bedouet annonce dans le journal de 13 du 12 mai la mort du chanteur. Patrice Blanc-Francard , producteur de l'émission 'Loup Garou' et bien connu des auditeurs présente l'artiste et en fait son éloge

Toute la musique que j'aime

Van Halen
Van Halen © radio-france

Bernard Lenoir aprés avoir été programmateur musical du Pop Club de José Artur et réalisateur de Patrice Blanc-Francard créa en 1978 Feedback .

Cette émission popularisera de nombreuses artistes comme Kate Bush, Dire Straits, Bernard Lavilliers ... Le succès reposera aussi sur la retransmission de nombreux concerts.

ECOUTEZ > Et à 20h09 sur France Inter, Ecoutez Feed Back, Bernard Lenoir. Françoise Morasso passe la parole à Bernard Lenoir : "Vous voyez tout arrive : même Feedback. Salut à tous. C'est Lenoir".

le Prix du Livre Inter

Marguerite Gurgand - les Demoiselles de Beaumoreau
Marguerite Gurgand - les Demoiselles de Beaumoreau © radio-france

Attribué à Marguerite Gurgand pour "Les Demoiselles de Beaumoreau "

Chassées de Saint-Domingue par la révolte des esclaves, les trois Demoiselles arrivèrent chez nous, en Poitou, au seuil de l'hiver 1804, en pleine épidémie de choléra. Elles n'étaient pas de notre monde, avec leurs domestiques noirs et le mystère qui les entourait. Mais elles étaient si belles, et si bienfaisantes, que c'est bientôt à Beaumoreau, leur maison, que battit le cœur du village. Un temps, nous partageâmes tout, les fêtes et les misères, les matins clairs où l'on voudrait du bonheur pour tous, la lente paix des soirs d'été. Nous leur donnions notre terre et nos gestes, elles nous soignaient et apprenaient à lire à nos enfants. On peut dire qu'elles nous rendirent meilleurs, tous autant que nous étions. Et puis... et puis la vie s'en est mêlée, et la vie est souvent mauvaise. Elles s'appelaient Marie-Aimée, Amélie et Phoebé. Cent cinquante ans plus tard, la grande maison tombe en ruines, mais leur souvenir palpite encore chez nous.

Source Babelio __

__

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.