lundi 12 décembre, La Marche de l'histoire de Jean Lebrun ouvre la séance, pour de nouveaux enregistrements en public par les Comédiens-Français, de grands débats parlementaires

Théâtre Le Vieux Colombier
Théâtre Le Vieux Colombier © Le Vieux Colombier

L'émission de Jean Lebrun La marche de l'histoire reconstitue au Théâtre du Vieux-Colombier, des débats parlementaires marquants, interprétés par des comédiens du Français.

  • Entrée libre sur réservation au 01 44 58 15 15 (du mardi au samedi de 11h à 13h30 et de 14h30 à 18h) et aux guichets.

1899, le procès de Paul Déroulède

Poète et homme politique français, Paul Déroulède (1846-1914) a fondé la Ligue des patriotes en 1882 et soutenu le général Boulanger. Lors des obsèques de Félix Faure, le 23 février 1899, il attend, place de la Bastille, les troupes qui reviennent de la cérémonie funèbre. Lorsque les militaires passent, Déroulède attrape la bride du cheval du général Roget et tente de l'entraîner dans un coup d'Etat contre le régime parlementaire. Mais sa tentative demeure vaine. Déroulède est arrêté et conduit à la caserne. Puis il est traduit devant les juridictions ordinaires qui l'acquittent cependant le 29 mai.

Paul Déroulède durant son procès
Paul Déroulède durant son procès © d'après un croquis d'audience de Paul Renouard The Graphic, 10 juin 1899

Malgré ce coup de semonce, Déroulède poursuit ses turbulentes activités et prononce trois discours en juillet 1899 pour annoncer un prochain coup de force. La police le prend désormais au sérieux.

Dans un climat politique houleux, Waldeck-Rousseau constitue un cabinet de défense républicaine le 22 juin 1899. Moins de deux mois plus tard, il procède à l'arrestation de 67 personnes, membres de divers mouvements nationalistes et monarchistes. Paul Déroulède fait partie des inculpés.

Le 4 septembre 1899, un décret du président de la République constitue le Sénat en Haute Cour de justice pour juger ces hommes. 17 personnes, sur les 67 arrêtées au départ, sont renvoyées devant la Haute Cour.

Le procès débute le 9 novembre 1899. Déroulède sera condamné à 10 ans de bannissement.

Source Le Sénat

1962, le débat sur le suffrage universel direct

Le 20 septembre 1962, un mois après l’attentat du Petit-Clamart, dans une allocution radiotélévisée, le général de Gaulle annonce que :

Le Président de la République sera dorénavant élu au suffrage universel. Sur ce sujet, qui touche tous les Français, par quelle voie convient-il que le pays exprime sa décision ? Je réponds : par la plus démocratique, la voie du référendum.

La classe politique exprime son mécontentement et reproche au général l’utilisation de l’article 11 de la Constitution au lieu de l’article 89 qui, lui, suppose un vote du Parlement. Le Conseil d’Etat émet un avis défavorable au recours à l’article 11. Le Conseil constitutionnel se déclare incompétent (décision Loi référendaire du 6 novembre 1962).

Cela se traduit par le vote d’une motion de censure, le 5 octobre à l’Assemblée nationale, à l’encontre du gouvernement de Georges Pompidou ; c’est la première et unique fois à ce jour qu’une motion de censure est adoptée sous la Ve République. Le général de Gaulle dissout l’Assemblée.

Le 28 octobre, les Français adopteront la réforme par référendum (62 % de oui)

Source La documentation française

Théâtre du Vieux-Colombier

Sous la direction artistique de Michel Favory :

  • Christian Blanc
  • Pierre Louis-Calixte
  • Michel Favory
  • Bruno Raffaelli

En 1913, Jacques Copeau arpente la Rive gauche à la recherche d’un lieu pour y ancrer ses ambitions théâtrales. Il se fixe au 21 rue du Vieux-Colombier, loin des grands boulevards où fleurissent d’abondants et bruyants théâtres qui ressemblent le plus souvent à de vastes salons bourgeois. Avec une rigueur ascétique, Copeau ouvre cet espace « contre toutes les lâchetés du théâtre mercantile ». Un vent d’enthousiasme souffle, interrompu par la guerre de 1914, mais l’onde de choc est lancée et marque profondément l’aventure théâtrale moderne. Refus du décor, de la machinerie, de l’accessoire afin de privilégier l’oeuvre et l’auteur. Jacques Copeau pousse plus loin que quiconque l’esthétique du plateau nu. Appelé par ses contemporains « le patron », il est l’âme de ce théâtre.

  • La Marche de l'histoire diffusera ces séances dans ses émissions ultérieurement.
  • Pour participer à leur déroulement, lundi 12 décembre 2016 dès 20h, rendez-vous, après réservation, au Vieux Colombier
  • Entrée libre sur réservation au 01 44 58 15 15 (du mardi au samedi de 11h à 13h30 et de 14h30 à 18h) et aux guichets.
Théâtre Le Vieux Colombier
Théâtre Le Vieux Colombier © Le Vieux Colombier

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