Le camp du Struthof
Le camp du Struthof © CC Stéphane Bouley

François Hollande a mis en garde contre la résurgence du racisme et de l'antisémitisme en célébrant la journée nationale de la déportation au Struthof, seul camp de concentration nazi installé sur le sol français où furent déportées 52.000 personnes, originaires de toute l'Europe, dans des conditions épouvantables. Et près de 22.000 d'entre eux y périrent.

Bâti dans une station des Vosges, le Struthof, le seul camp de concentration installé par les nazis sur le territoire français et premier camp découvert par les Alliés à l'Ouest, est l'un des plus meurtriers du IIIe Reich mais est resté longtemps peu connu en dehors de l'Alsace. Les déportés, essentiellement des politiques et des Résistants, mais aussi des Juifs, des Tziganes et des homosexuels, venaient quasiment de tous les pays annexés par le IIIe Reich.

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"C'est connaissant le pire que nous pouvons le prévenir"

François Hollande s'est recueilli dans la chambre à gaz que les nazis avaient installée, essentiellement pour des expérimentation médicales de gaz de combat sur les détenus. 86 Juifs, venus d'Auschwitz, y furent aussi assassinés et leurs corps entreposés à l'université de Strasbourg, devenue dans l'Alsace annexée l'université du Reich. Les nazis voulaient les conserver comme spécimens d'une "race" vouée à l'extermination.

Le Président a rappelé que:

La connaissance de l'Histoire ne nous préserve pas du pire, le pire peut toujours se produire et c'est en le connaissant que nous pouvons le prévenir.

François Hollande était entouré des présidents du Conseil et du Parlement européen, Donald Tusk et Martin Schulz, ainsi que de la Première ministre de Lettonie, Laimdota Straujuma, qui assure la présidence tournante de l'UE, et du secrétaire général du conseil de l'Europe, Thorbjørn Jagland.

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