Alain Decaux, écrivain, ancien ministre de la francophonie est décédé à 91 ans.
Alain Decaux, écrivain, ancien ministre de la francophonie est décédé à 91 ans. © MaxPPP

L'écrivain, biographe et académicien Alain Decaux est décédé dimanche à l'âge de 90 ans. Ce passeur d'Histoire à la télé et à la radio a marqué toute une génération.

Alain Decaux a incarné pendant près de 50 ans l'Histoire à la radio et à la télévision. Il est décédé dimanche à l'Hôpital Georges-Pompidou à Paris, à l'âge de 90 ans.

Membre de l'Académie française, ancien ministre, il publie son premier livre Louis XVII à 22 ans. Il avait, au côté, de son ami l'historien André Castelot, co-fondé et co-produit en 1951, l'émission radiophonique hebdomadaire «La Tribune de l'Histoire», avec un succès d'écoute jamais démenti jusqu'à sa fin en 1997.

Plutôt qu'un historien, je suis un écrivain d'histoire, disait Alain Decaux

Hommages et réactions à la mort d'Alain Decaux

L'écrivain et académicien français Erik Orsenna :

C'était un formidable professeur au savoir fraternel

"J'ai eu l'immense privilège de le croiser assez souvent, malade, il continuait à sourire. Ce qui restera de lui c'est la bonté, la bienveillance. Je lui dis merci comme élève, comme Français et comme ami."

L'historien et académicien Jean-Christophe Rufin :

Il rendait l'histoire romanesque

"J'ai eu le bonheur de le connaître à l'Académie française où il m'a entouré, donné beaucoup d'affection, nous étions amis. Il m'a donné le goût de l'histoire, il rendait l'histoire romanesque."

Patrice Gélinet, professeur d'histoire, ancien présentateur de 2000 ans d'histoire sur France Inter

Il est le premier à avoir rendu l'histoire populaire à la radio et à la télé

"Tous ceux qui présentent aujourd'hui des émissions d'histoire lui doivent beaucoup. J'étais un auditeur fidèle de ses émissions. Il parlait sans notes pendant plus d'une heure. Je pense à ses millions de Français à qui il a fait aimer l'histoire."

L'historien Fabrice d'Almeida :

Alain Decaux a été le grand historien de la télévision publique

"Au début de ma formation d'historien, il n'était pas bien vu. C'était l'époque où dominait l'histoire économique et sociale, et Alain Decaux défendait l'histoire par l'événement, la confidence, la psychologie. Il nous fascinait mais il était critiqué. Il a fait partie des gens contre lesquels se construisait l'histoire académique."

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