Témoin de circonstance de cette terrible bataille, Henry Dunant décide, face aux souffrances des blessés autrichiens et français abandonnés, de leur porter secours. Nous sommes en 1859. En 1864, sera signée la première convention de Genève par douze États européens afin d’améliorer le sort des blessés sur les champs de bataille. L’histoire complexe du CICR se confond avec celle de son époque. Sans cesse, cette organisation a tenté d’apporter des réponses aux enjeux humanitaires. Sans cesse, elle a dû s’adapter aux mutations des conflits. L’exposition « Humaniser la guerre ? » raconte cela. Elle démontre que l’histoire du CICR se confond avec celle du monde. Elle aborde sans angélisme les limites de la réponse humanitaire, voire ses échecs face à l’impossible, dont celui de l’accès aux camps d’extermination nazis. Nous avons choisi de parler de l‘humanité en guerre et de montrer qu’un conflit est une histoire complexe, que les délégués du CICR tentent sans cesse de dénouer pour, avant toute chose, accéder aux victimes, quelles qu’elles soient et où qu’elles soient. Là est la complexité car, en somme, l’intervention humanitaire sur des conflits produit, dans tous les cas, une nécessaire entente entre les belligérants, les victimes et les humanitaires.

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