A l’occasion de la commémoration de l’abolition de l’esclavage,France Inter s’installe à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe auMémorial ACTe, lieu d’expressions et de mémoire de la Traite de l’Esclavage, inauguré dimanche 10 mai par François Hollande .Dimanche 10 mai , à midi ; 3D le journalde Stéphane PaoliMercredi 27 mai À l’occasion de la commémoration de l’abolition de l’esclavage en Guadeloupe : grande fête populaire sur l’esplanade du Mémorial ACTe et au Morne Mémoire Lundi 6 juillet Ouverture au public

Genèse du projet

Initié par le Président du Conseil Régional Victorin Lurel et la Région Guadeloupe sur proposition du Comité International des Peuples Noirs (CIPN), leMémorial ACTe a pour ambition originelle de créer un lieu dédié à la mémoire collective de l’esclavage et de la traite ouvert sur le monde contemporain.En plus d’être directement celle des Guadeloupéens et des habitants de la Caraïbe, l’histoire de l’esclavage et de la traite négrière concerne toute l’Humanité.Offrir un lieu de mémoire et de recherche, c’est, en plus de fédérer toutes les composantes de la population autour d’un passé commun, s’engager à poser la question de la liberté, de toutes les libertés et du vivre ensemble. En 2014, les ONG estimaient que 36 millions de personnes étaient asservies dans des conditions assimilables à l’esclavage, prouvant ainsi que les problématiques et réflexions menées par le Mémorial ACTe sont d’une incontestable actualité.Le Mémorial ACTe a été conçu et pensé pour être non seulement un lieu de mémoire, mais aussi un espace ouvert et dédié à la diversité des expressions artistiques et culturelles du monde contemporain. Grâce à une salle d’exposition temporaire de près de 700 m2, une salle polyvalente modulable de 256 places adaptable aux contraintes du spectacle vivant, il développera une programmation pluridisciplinaire. Le Mémorial ACTe , nouveau signal architectural de la Guadeloupe Inévitable au passage des navires en bordure littorale de Pointe-à-Pitre, le Mémorial ACTe , construit sur l’ancien site industriel icônique de Darboussier , friche d’une ancienne usine sucrière, est un ensemble de 7124 m2.Boites de granit noir coiffées d’une résille métallique dont la forme est directement inspirée du figuier maudit, espèce endémique de la Guadeloupe, le Mémorial ACTe est résumé par la formule « Sylver Roots on a black box ». La maîtrise d’œuvre est assurée par le groupement d’architectes Pascal Berthelot, Jean-Michel Mocka-Celestine , Fabien Dore et Michael Marton . Le Mémorial ACTe offre par ailleurs une échappée, via une passerelle conçue par l’architecte Marc Mimram , culminant à 11m, vers le Morne Mémoire.

Au cœur du Mémorial ACTe

Confiée àFrançois Confino , muséographe reconnu, l’exposition permanente proposera aux visiteurs un parcours historique et artistique au cœur de l’histoire de l’esclavage et de la traite. Parcours immersif et interactif, décliné en 6 archipels, comme autant de thématiques, il saura captiver tous les publics de tous les âges.Projections, reconstitutions, objets patrimoniaux, pièces muséales et œuvres contemporaines permettront de pleinement saisir les origines et les enjeux de l’esclavage et, par opposition, l’importance de la lutte pour la liberté de tous les hommes, d’où qu’ils soient et où qu’ils soient.

Les 6 archipels du parcours

  1. Les Amériques2. Vers l’esclavage et la traite négrière3. Le temps de l’esclavage4. Le temps de l’abolition5. Post Abolition et ségrégation6. Aujourd’hui

Festival caribéen de l’image

Le Mémorial ACTe crée le festival caribéen de l’image avec une première édition concomitante à l’inauguration, en mai 2015. Le festival a l’ambition de faire connaître le creuset photographique et d’images de la Caraïbe, en mettant en lumière la diversité des talents de cette zone géographique. Le regard caribéen contemporain sur la Caraïbe est privilégié sans s’interdire le regard des photographes voyageurs.LeMémorial ACTe dans son rôle régional, de centre d’expressions et de mémoire de la traite et de l’esclavage tend à diversifier les expressions contemporaines, en donnant une large place à l’image. Ainsi, le festival se veut un défricheur des artistes de la zone Caraïbe.La première édition du festival se tiendra du 27 mai au 1er novembre 2015 : une dizaine d’expositions, plus de 500 images, projection de 80 courts métrages et clips, conférences et ateliers.Directeurs artistiques : Jean François Manicom et Tony Coco Viloin Conseiller scientifique : Thierry L’Etang

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