Pendant la Seconde Guerre mondiale, Moissac, une petite ville du Sud Ouest de la France a abrité une maison d’enfants juifs. 500 enfants venus de tous les coins d’Europe y ont été recueillis. Tous ont échappé à la barbarie nazie.

Etonnamment, ce qui c’est passé à Moissac est largement resté hors des livres d’histoire, hors aussi de la mémoire collective. Et pourtant, pour que le pire n’advienne pas ici, il aura fallu que la force et le courage de Shatta et Bouli Simon, ce couple d’éclaireurs israélites dirigeants de la maison soient relayés par le soutien et le silence de toute la ville. Il aurait en effet suffit qu’une seule personne parle pour que la vie de ces enfants bascule dans l’horreur que l’on sait. Certains bien sûr à Moissac ont été reconnus « Justes parmi les nations ». Mais le rôle essentiel de l’ensemble de la ville et de ses environs n’a pas lui, reçu la reconnaissance méritée. A l’image du Chambon-sur-Lignon, cette histoire si exemplaire, si porteuse d’enseignements, de mémoire et d’espoir ne doit pas être oubliée.

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