Dernier épisode du feuilleton du déremboursement de l'homéopathie. Les petites granules, auparavant remboursées à 30%, puis à 15% depuis début 2020, ne le sont plus du tout depuis le 1er janvier. Une décision qui s'appuie sur un avis de la Haute autorité de la Santé.

Les petites granules, auparavant remboursées à 30%, puis à 15%, ne le sont plus du tout depuis le 1er janvier 2021.
Les petites granules, auparavant remboursées à 30%, puis à 15%, ne le sont plus du tout depuis le 1er janvier 2021. © AFP / GARO / Phanie

Depuis le 1er janvier, l'homéopathie n'est plus remboursée. Elle ne l'était déjà que partiellement (15%), mais cette fois, la page se referme, même si les produits continueront d'être vendus. Le couperet était tombé en juillet 2019, mettant fin, sans trop de suspens, à un feuilleton qui avait vu s'affronter partisans et anti homéopathie, dans des débats plus idéologiques d'ailleurs que scientifiques. 

L'homéopathie "n'a pas démontré scientifiquement une efficacité suffisante pour justifier d'un remboursement"

Car scientifiquement, la Haute autorité de Santé avait tranché en s'appuyant sur une analyse de 37 études sur le sujet. Conclusion : ce type de médication présentait une efficacité insuffisante pour être remboursée, elle était inutile sur des problèmes bénins et n'avait pas d'intérêt pour la santé publique.

Agnès Buzyn, alors ministre de la Santé et ancienne présidente de la HAS, avait porté cet avis face à Emmanuel Macron qui hésitait, craignant des répercussions sur l'emploi, message porté par les industriels de l'homéopathie.

L'abandon du remboursement s'est d'ailleurs fait en deux temps : auparavant pris en charge à 30%, ces médicaments ne l'étaient plus qu'à 15% l'an dernier et ne le sont donc plus du tout.

Plus remboursée mais toujours vendue

Ces produits homéopathiques demeureront toutefois accessibles : aucune interdiction ne frappe l'homéopathie. Quant au coût, sera-t-il pris en charge par les mutuelles ? La facture se monte à 250 millions d'euros. Certaines abandonneront, mais d'autres en feront sans doute un argument pour conserver ou attirer les partisans du "naturel".