Hugo Akdogan est patron d'une société de démolition et maçonnerie en Ile-de-France. Comment envisage-t-il l'avenir ? La crise du coronavirus l'a obligé à revoir les méthodes de travail au quotidien, et le positionnement de son entreprise.

Hugo Akdogan, chef d'entreprise
Hugo Akdogan, chef d'entreprise © Radio France / CS

Sur un chantier du nord de Paris, dans une importante cité scolaire, on rencontre l'équipe de la société DTMC  et Hugo Akdogan, le patron. "Ici on a démoli et reconstruit une partie des bâtiments, un réfectoire, et ce n'est pas fini, le chantier a commencé avant le confinement, il a continué pendant, et continuera après".    

L’empreinte de la crise du coronavirus :  L'avenir est incertain, les gros investissements probablement retardés, difficile pour les petites structures de compter sur de gros chantiers. "C'est sûr les centres commerciaux, ce sera moins la mode à l'avenir. Cela veut dire pour nous, que nos gros clients arrêtent leurs chantiers, le marché s'effondre. Mais non, je ne lâche rien, partir s'installer à la campagne ce serait la solution de facilité. Donc je cherche de nouveaux marchés, comme celui de la dépollution. C'est sûr cette crise va éveiller beaucoup de conscience, sur la consommation notamment. » 

Résultat : "Nous avons appris beaucoup de choses", explique-t-il. "Premièrement, sur nos chantiers, les mesures sanitaires vont perdurer, Covid ou pas, dans les gestes quotidiens de nos compagnons. Lingettes et désinfection au programme à chaque contact". Il lui faudra repositionner son entreprise. "Je voudrais pouvoir proposer à mes clients la prise en mains de chantier de A à Z pour qu'il y ait le moins d'interlocuteurs possibles, un seul prestataire pour tout faire, ça évite des coordinations compliquées"

A la rentrée et au-delà : Hugo a actionné le chômage partiel pour la moitié de son équipe, mais pour les mois qui viennent qui viennent il compte passer de 14 à 20 salariés. 

Était-ce un mal pour un bien ? "Non je ne dirais pas cela, c'était très difficile pour tout le monde", dit Hugo, "mais ça nous a obligé à nous améliorer, c'est sûr, et je reste optimiste pour l'avenir. Il va falloir que les entreprises soient plus vertueuses d'une manière générale, dans le bâtiment en particulier. J'ai beaucoup parlé avec nos prestataires, partenaires, architectes, etc.. et c'est sûr l'habitat de demain et la ville de demain seront différents"

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