Simon aviateur
Simon aviateur © Radio France / Simon Tivolle

Constitué autour du porte-avions Charles de Gaulle, le groupe aéronaval de la Marine nationale est désormais déployé dans le golfe Arabo-Persique.. Simon Tivolle, spécialiste défense de France Inter est monté à bord du Charles de Gaulle pour quelques heures.

Le porte-avions embarque 18 Rafale et 8 Super Etendard (ce sera la dernière mission opérationnelle de cet avion d'assaut dont la version modernisée est entrée en service en 1978).

La mission baptiséeArromanches 2 vise à assurer une présence opérationnelle dans cette région, avec notamment un rayon d'action allant jusqu'à la Syrie et l'Irak. Il s'agit aussi de développer et d'entretenir les échanges avec les différents pays partenaires présents et leurs forces armées (notamment l'Égypte et Qatar).

Sur le Charles de Gaulle, des avions Rafale de 25 tonnes sont catapultés pour des vols opérationnels au-dessus des zones en guerre, c'est-à-dire la Syrie et l'Irak. Après6 heures de vol de jour ou de nuit , les pilotes doivent venir se poser sur le porte-avions. Un "appontage " particulièrement difficile, "une performance extraordinaire", même pour la "crème de la crème" des pilotes explique le Commandant du navire Eric Malbrunot.

Ce n'est pas un atterrissage (...) mais un impact maîtrisé , l'avion vient impacter le pont et il doit impacter dans la surface d'un terrain de tennis, détaille le Commandant du Charles de Gaulle

Toute la mission du Charles de Gaulle est tournée contre le groupe État islamique . Pour cela, l'armée dispose d'un important arsenal : des bombes guidées laser, GPS, infrarouge, des missiles dont des missiles air-air ainsi que la possibilité d'importer l'armement nucléaire en cas de nécessité.

►►►Le reportage à bord du Charles de Gaulle de Simon Tivolle

Pour quitter le navire, Simon Tivolle a vécu une expérience unique : il a été catapulté .

Le Charles de Gaulle était trop loin des côtes pour pouvoir être ramené en hélicoptère vers Bahreïn, restait une solution : le Grumman C-2 Greyhound.

C’est un petit avion de transport, costaud, utilisé sur les porte-avions de l’armée américaine. Il peut apponter puis redécoller en étant catapulté. C’est ce que nous avons fait.

On rentre par la soute de l’avion, on s’assied dans le sens contraire du vol (comme les enfants en voiture), il parait qu’on encaisse mieux l’accélération.

On est totalement ficelé, ceinture et bretelles, bien serré, casque, masque, gilet de sauvetage.

Il y a seulement deux petits hublots, les militaires de l’US Navy nous disent de croiser les bras sur la poitrine, de baisser la tête, ça vibre, les moteurs tournent à fond, et soudain BOUM ! c’est comme une explosion . L’avion qui pèse 25 tonnes, passe de 0 à 250 km /heure en moins de 3 secondes !

Le chef du catapultage, qui se trouve au niveau du pont d’envol, vient d’appuyer sur le bouton ! GO ! En 75 mètres seulement l’appareil a décollé.

Voilà, on respire. Sans attendre une minute, les pilotes américains déballent les bons sandwiches que leur ont préparés les français du Charles de Gaulle. Pour eux, pour les pilotes de l’aéronavale, c’est la routine.

(pour regarder la vidéo préférer Chrome)

►►► RÉÉcouter | Le direct de Simon Tivolle dans "La face B de l'actu" du 27 janvier

Mission Arromanches
Mission Arromanches © / Marine nationale
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.