A la veille des fêtes des parents, coup de projecteur sur une jeune société qui fait le pari des fleurs durables.

Panier de fleurs
Panier de fleurs © Getty / Kaya Sao / EyeEm

On estime que neuf fleurs sur dix vendues en France seraient importées. Pour partie, de Hollande, mais aussi de pays en voie de développement bien plus lointains. Résultat : des conditions de production moins contrôlées, un bilan carbone désastreux, des saisons ignorées et un secteur horticole français dévalorisé.

Pourtant, un sondage Opinionway laisse penser que nous ne serions pas insensibles à certains critères en matière de fleurs. Ainsi, 69% des personnes interrogées déclarent préférer des fleurs produites localement, et elles sont 81% à avoir une préférence pour les fleurs de saison (et oui, il y a des saisons pour les fleurs, CQFD).

De ces constats est née la société Fleurs d’ici qui commercialise des paniers de fleurs, dans la même veine que les paniers de fruits et légumes bio. Les bouquets, livrés à domicile une ou plusieurs fois par mois, sont transportés à vélo ou en scooter électrique pour ne rien gâcher.

Ces fleurs « responsables » sont le plus souvent cueillies en plein champ, bio pour certaines, produites localement et donc fraîches (24 heures contre 10 jours dans les circuits classiques !).

Et quand on demande à Hortense Harang, la fondatrice de la start-up, comment lui est venue l’idée, la réponse sonne comme une évidence :

Je m'appelle Hortense ! :) Je viens d'une famille de passionnés de fleurs et de nature. Je ne trouvais pas chez les fleuristes les fleurs que j'aime, des fleurs de jardin, qui ont une âme, comme des roses parfumées ou des iris. Je me suis alors renseignée sur cette filière et j'ai découvert que l'industrie de la fleur importée était en train de standardiser les fleurs et de tuer les petits producteurs locaux qui eux protègent la biodiversité. Je me suis également inspirée de ce qui se passe en Angleterre (où j'ai habité) où le mouvement Slow Flowers a permis de redynamiser la filière des fleurs locales.

Seul hic, ce service n’est disponible que sur Paris pour le moment, mais la société compte bien aller au delà, si la réussite est au rendez-vous. Afin de lancer son activité, une campagne de financement participatif a été lancée avec succès sur Ulule .

►►► Pour découvrir le dossier « le micro-crédit solidaire pour lancer son entreprise » écoutez le Social Lab de Valère Corréard dimanche à 6h50 dans le 6/9 de Patricia Martin.

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