Des centaines de blessés ont été acheminés vers les établissements parisiens
Des centaines de blessés ont été acheminés vers les établissements parisiens © MaxPPP
**Selon le bilan de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris samedi à 13h, trois cents personnes ont été prises en charge dans les hôpitaux de l’AP-HP dont quatre vingt en situation d’urgence absolue et cent soixante dix sept en situation d’urgence relative. Quarante trois personnes impliquées (témoins ou proches) ont également été prises en charge. Cinquante trois personnes sont déjà sorties. Les attentats ont fait 128 morts selon un blian provisoire.** ### Traumatismes multiples Les blessés ont été principalement pris en charge dans les hôpitaux suivants : l’hôpital Saint-Louis, l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, l’hôpital Européen Georges Pompidou, l’hôpital Henri-Mondor, l’hôpital Lariboisière, l’hôpital Saint-Antoine et l’hôpital Beaujon. En état de choc, **la majorité des personnes sont atteintes de traumatismes divers et parfois multiples** qui pourront nécessiter une prise en charge médicale dans la durée. L’AP-HP dispose des capacités nécessaires pour assurer la prise en charge. Les familles des victimes, blessées ou décédées, peuvent se rendre à l’Ecole militaire. ### Mesures pour les familles de victimes Pour les personnes qui souhaitent des informations sur l'identité des victimes éventuellement hospitalisées à l'AP-HP :**01 40 27 40 27. Les familles des victimes, blessées ou décédées, peuvent se rendre à l’Ecole militaire.** La Ville de Paris a mis en place un accueil dans les Mairies des 10e et 11e arrondissements. Un autre numéro est disponible à la mairie de Paris pour prendre des nouvelles de vos proches **08 00 40 60 05.** Les ressources en sang sont à ce stade suffisantes ([voir le site internet de l’EFS](https://urldefense.proofpoint.com/v2/url?u=http-3A__www.dondusang.net_rewrite_site_37_etablissement-2Dfrancais-2Ddu-2Dsang.htm-3FidRubrique-3D756&d=CwMFAw&c=jf56gMFHA9A1eettUpoipKLct_qZijb5kHk_EL2OIXw&r=3mbv2eic19LO_Cr0mvhtFJ-m8G1HzkkqGBLUMdJqn48&m=xjJNe-iXQK7TukUnH2VvyJ3-al8bBrdFzdL9F43QKOQ&s=Arnp4CIKWv4TcQ-vGoEjt-HhovHuLZuI-KssHAsio5A&e=)) : la mobilisation des donneurs doit s’effectuer dans la durée dans les jours qui viennent. ### **Le plan blanc a été déclenché à l'AP-HP depuis vendredi 22h30** Par ailleurs, le plan blanc a été déclenché . Le plan blanc, inscrit dans la loi depuis 2004, a été déclenché vendredi soir par l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris à la suite des attaques simultanées. C’est un dispositif de mobilisation maximale prévu pour les situations sanitaires d'urgence et de crise. "Tous les services d'urgence et les services de Samu sont sur le pont", a expliqué le porte-parole des hôpitaux de Paris. "Devant le risque sanitaire", les syndicats de médecins en grève, ainsi que la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP) ont appelé à " reprendre l'activité", dans un communiqué commun. "Les services d'urgences privés de la région Ile-de-France sont pleinement mobilisés pour faire face à cette situation dramatique. La priorité immédiate est aux secours", a indiqué la FHP. **Philippe Juvin, chef du service des urgences de l'hôpital européen Georges Pompidou, où de nombreux blessés ont été transportés :** > Je n'ai jamais vu cela, ça fait 20 ans que je fais ce métier On les voit arriver 1, puis 2, puis 10, puis 30... vous devez les panser, les soigner. Vous réalisez plus tard que vous êtes ailleurs. C'est peut-être ça la définition de la guerre" Philippe Juvin, chef du service des urgences de l'hôpital européen Georges Pompidou :
### Mobiliser et organiser immédiatement les moyens humains et matériels Ce plan définit les dispositifs de crise dont disposent les établissements de santé publics et privés. Il leur permet de mobiliser et d'organiser immédiatement les moyens humains et matériels pour faire face à l'afflux de patients ou de victimes. Un plan blanc permet par exemple de déprogrammer des activités non indispensables, d'ouvrir des lits supplémentaires, de renforcer ponctuellement les équipes de professionnels de santé dans les établissements en difficulté.
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