France Inter vous propose sa troisième journée spéciale climat sur le thème « partager les ressources» à presque deux mois de la Cop 21, le sommet mondial de Paris-Le Bourget. Reportages au Kenya, où le désert avance, en République dominicaine auprès de réfugiés climatiques dans des bidonvilles mais aussi en Californie dans la Central Valley et auprès des scientifiques de l’INRA qui cherchent les semences de demain.

Des Français sensibles et même inquiets pour leur avenir

Dès vendredi, 193 chefs d'Etat se réunissent à New York pour adopter les ODD, objectifs de développement durable à l'horizon 2030. Si seulement un tiers des Français savent ce que sont les ODD, ils sont bien plus nombreux à savoir ce qui est nécessaire pour préserver nos ressources ces quinze prochaines années (accès à l'eau et assainissement, amélioration de l'alimentation, lutte contre la pauvreté et prise de décision rapide sur le climat…) apprend-on dans le 10e baromètre annuel Agence française de développement-IFOP sur les Français et la politique d’aide au développement de la France.

Les Français attendent beaucoup du sommet de la Cop 21 à Paris. Ils sont 67% interrogés dans ce sondage à penser que rien n'a été fait ces dix dernières années pour freiner le dérèglement climatique. Le réchauffement est une menace sérieuse pour 76% des sondés, pour eux et leur mode de vie, soit 13 points de plus en quatre ans. Il faut à leurs yeux surtout encourager les énergies renouvelables et lutter contre la déforestation.

Les tempêtes tropicales s’abattent sur Saint-Domingue

La République Dominicaine comme Haïti fait partie des pays les plus vulnérables au changement climatique. Saint-Domingue est victime mais aussi responsable à son échelle du dérèglement climatique avec notamment des réseaux d'assainissement inexistants et un trafic automobile saturé.

Au Kenya, "abattez les forêts, vous récolterez le désert"

Au Kenya, 80% du pays est en zone aride ou semi aride. Le pays connaît des épisodes de sécheresse plus rudes, des températures plus élevées, les saisons des pluies sont déréglées. Dans le Nord du Kenya, particulièrement sec, le gouvernement tente de sauver l'une des dernières forêts, celle de Marsabit, la seule source d’eau de la région.

Julie Pietri s’est rendue dans cette zone désertique à deux heures d’avion de la capitale Nairobi.

Puits à Marsabit
Puits à Marsabit © Radio France / Julie Pietri

La forêt perd du terrain à cause de l’homme. Plus le climat se réchauffe, plus l'eau se fait rare, plus l'homme a besoin des ressources de la forêt. Pour nourrir le bétail, par exemple. Mais un troupeau en forêt fait des dégâts : eau engloutie, herbe, arbustes piétinés et la forêt ne peut se régénérer.

Aujourd'hui, 80% des puits sont à sec. L'alerte orange sécheresse a été déclenchée. Et on croise déjà dans la forêt des animaux qui n'ont rien à y faire.

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