Et si les plantes étaient dotées de mémoire ? La découverte de molécules de type prion permet de mieux comprendre le fonctionnement des végétaux qui nous entourent.

Champ de colza
Champ de colza ©

En effet, la découverte de ces protéines, qui sont la cause de maladie chez les hommes, comme les animaux, a révélé chez les plantes des mécanismes mémoriels permettant leur survie. Cette découverte est due aux travaux de Susan Lindquist et son équipe.

Interrogé par Mathieu Vidard et Axel Villard-Faure, Alain Vian botaniste et professeur à l'université d'Angers explique que les plantes présentent bien des mécanismes de mémoire. Elle ne ressemble pas à celles des humains ou des animaux puisqu'une plante ne possède pas de neurones. Elle lui est néanmoins indispensable pour s'adapter aux conditions de son environnement. Une plante ne stockera pas le stimulus en mémoire mais la façon d'y répondre.

Elle garde en mémoire des traces des variations de son environnement et l'aide à établir des choix et orienter son métabolisme, pour croître ou se reproduire. Ainsi dans le cas d'attaques patogènes, une plante pourra transmettre à sa descendance l'information concernant cette attaque pour y répondre au mieux, pour améliorer sa résistance.

Cette découverte pourrait même permettre d'envisager à l'avenir la possibilité d'agir artificiellement sur ces protéines pour rendre des plantes plus résistantes aux maladies.

►►►Allez plus loin : la publication dans la revue PNAS

►►► Ré-écoutez la Tête au Carré du 26 avril 2016

►►►Ré-écoutez la Une de la Science avec Alain Vian

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.