Oeuf à la coque et antibiotiques
Oeuf à la coque et antibiotiques © Stefan Rupp/Westend61/Corbis

Une trop grande consommation d'antibiotiques pourrait mener à une grave crise sanitaire mondiale. Pourtant, on nous l'avait bien dit : les antibiotiques c'est pas automatique. Et c'est à la Une de la Science.

Pour en parler, Mathieu Vidard et Axel Villard-Faure reçoivent dans la Tête au Carré le professeur Patrice Courvalin (directeur de l'unité de recherche sur les résistances bactériennes à l'Institut Pasteur) et Dominique Dupagne (Médecin et intervenant dans la Tête au Carré).

Pour la première fois une ONG américaine, la CDDEP, publie une analyse détaillée et inédite de la consommation d'antibiotiques et de la résistance bactérienne à l'échelle mondiale . C'est une première et les résultats ne sont pas vraiment rassurants car les deux connaissent de fortes croissances. Depuis les années 2000, l'utilisation a augmenté de 30%.

La prise d'antiobiotique, qu'ils soient courant ou pas, est évidemment liée à la richesse de la population. Mais la cartographie montre aussi une augmentation de cette consommation dans les pays en voie de développement, car la vente n'y est pas encadrée et que les infections y sont aussi nombreuses. Sans compter que les antibiotiques sont encore utilisés pour augmenter la croissance des animaux d'élevage. Si cette pratique est bannie d'Europe, la Chine a consommé pour cette utilisation 15 000 tonnes de médicaments.

D'autres études ont montré l'étroite corrélation entre la prise d'antibiotiques et la résistance des germes. Si cette tendance se poursuit, nous pourrions connaître un bond en arrière dans le domaine de la santé, car les infections seront de plus en plus dures à soigner.

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