Au-delà des bonnes résolutions, la réunion ministérielle restreinte de la Coalition internationale contre Daech qui s'est tenue à Paris le 2 juin, a été marquée par l'absence d'acteurs clés du dossier.

Russes et Iraniens n'ont pas été conviés. Certes, ils ne font pas partie officiellement de la coalition mais leur présence respective aurait sans doute donné plus de poids au combat contre les jihadistes.

Autres absents de marque : les Kurdes syriens du PYD, lié au PKK. On comprend pourquoi : les Turcs ne pouvaient l'accepter. Comme l'a souligné le Premier ministre irakien Haider al-Abadi lors d'un point de presse juste avant la conférence :"la Turquie a un problème dans ses priorités. Elle considère que le PKK est l'ennemi numéro 1 et que Daech est l'ennemi numéro 4!"

Or, ceux qui résistent avec ténacité aux jihadistes du groupe Etat islamique, ce sont les miliciens kurdes du PYG. Non seulement, ils tiennent le terrain mais ils ont regagné du territoire.

Khaled Issa, représentant du PYD en France

52 sec

kurdes

Dans le communiqué final de la conférence, pas un mot, pas une allusion aux Kurdes syriens qui tiennent têtes aux jihadistes. Il n'est donc pas étonnant dans ces conditions que la coalition internationale évoque désormais"une stratégie commune de long terme afin d'affaiblir et à terme éradiquer Daech."

Les Kurdes syriens ne peuvent pas à eux seuls vaincre Daech, mais les ignorer, c'est se priver de forces combattantes qui font défaut à la coalition.

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