Randonnée et camping en pleine nature
Randonnée et camping en pleine nature © Jordan Siemens/Corbis

Comment faire pour observer au mieux les étoiles ? Dans Nature à la carte , Denis Cheissoux évoque les ciels étoilés d’été avec Guillaume Cannat, auteur du “Guide du ciel” (livre de référence) et du blog "Autour du ciel", l’astronome François Bouchy et l’actrice Arianne Ascaride.

Commençons par un rappel simple et étourdissant : nous vivons sur une planète qui tourne autour d’une étoile, le Soleil, qui tourne à l’intérieur d’une galaxie, la Voie Lactée. Nous sommes sur un planète qui tourne autour d'une des200 milliards d’étoiles de cette galaxie (200 000 000 000 !). Autant d'astres à chercher des yeux à la faveur de la nuit....

Rêver un peu en regardant le ciel

Couverture du "Petit Prince" de St Exupéry
Couverture du "Petit Prince" de St Exupéry © Gallimard

… et en réécoutant le plus célèbre des voyageurs interstellaires : le Petit Prince de Saint-Exupéry (qui rappelons-le a utilisé pour ses voyages spatiaux une migration d'oies sauvages). Dans cet extrait, il rencontre l’allumeur de réverbères - et tout cela est raconté avec la voix de Gérald Philippe :

Quand il allume son réverbère, c'est comme s'il faisait naître une étoile de plus, ou une fleur. Quand il éteint son réverbère ça endort la fleur ou l'étoile. C'est une occupation très jolie. C'est véritablement utile puisque c'est joli.

Pourquoi les étoiles et les planètes portent-elles des noms si peu poétiques ?

Rencontre avec un chasseur de planètes, l’astronome François Bouchy, qui l'explique :

On est contraints par l'organisation astronomique internationale à donner le nom de l'étoile - les étoiles sont cataloguées - et à rajouter B puis C puis D s'il y a plusieurs planètes...

Monte Grappa, Veneto, Italy
Monte Grappa, Veneto, Italy © Manfred Bortoli/SOPA RF/SOPA/Corbis

Qu’est-ce qu’une étoile filante ?

Les étoiles filantes sont créées par les comètes , qui nous laissent un petit souvenir d’elles-mêmes. Celles-ci sont essentiellement constituées de glace et de poussière et quand elles se rapprochent du soleil, la glace se vaporise et entraîne avec elle de la poussière tout du long de son orbite. De temps en temps, la Terre passe dans une traînée de poussière laissée par une comète. Ces petites poussières qui font à peine quelques microgrammes vont rentrer dans l’atmosphère et s’échauffer. Elles produisent alors ce phénomène lumineux qu’on voit depuis le sol : les étoiles filantes .

Comment observer les étoiles au mieux ?

Pour observer les étoiles, le rendez-vous officiel annuel est bien sûr la “Nuits des étoiles” : puisqu’en plus des étoiles les conditions sont réunies à cette période pour observer à coup sûr des étoiles filantes. Pour cela, rendez-vous dans l’un des 300 lieux à travers la France les 7, 8 et 9 août 2015 . A noter : l’observation des étoiles sera optimale en réalité cette année vers le 12 / 13 août, lorsque l’orbite de la Terre traversera ce qu’on appelle “l’essaim des Perséïdes” (ou "larmes de St-Laurent").

La pollution lumineuse est partout ou presque, en France : on éclaire les églises, les monuments - et même parfois les arbres et les falaises. Ce qui, souligne Denis Cheissoux, est une aberration d’un point de vue biodiversité : “ça dégrade toutes les chaînes d’animaux nocturnes”. La lumière attire et piège certains animaux nocturnes, elle en aveugle d'autres... D'autres encore voient leur espace "vivable" diminuer drastiquement avec la diminution des zones d'ombre.

Guillaume Cannat renchérit : “Maintenant, si on veut observer le ciel, il faut faire de la voiture. C’est vicieux : on est obligé d’utiliser des carburants fossiles pour aller observer le ciel dans des conditions correctes !”

Où aller pour fuir cette pollution lumineuse ?

Le lieu préféré de Guillaume Cannat se trouve dans les Cévennes, où la densité démographique est faible et donc où il y a très peu d’urbanisation et très peu de pollution lumineuse : à l’observatoire du mont Aigual, la montagne près de Montpellier et de la côte.

Pour les amateurs confirmés,sachez que les derniers téléscopes français (d'où on peut faire des observations directes du ciel)se trouvent à Bagnères-de-Bigorre et St Michel l’Observatoire près de Forcalquier (Haute Provence). Arianne Ascaride au micro de Denis Cheissoux :

Voie lactée
Voie lactée © corbis

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