L’industrie du livre produit beaucoup, les lecteurs veulent pouvoir acheter sans attendre, les libraires doivent suivre le rythme, et le modèle devient intenable.

Quand un éditeur tente de donner une 2e vie aux livres qui partent au pilon
Quand un éditeur tente de donner une 2e vie aux livres qui partent au pilon © Getty / ericsphotography

D’après une étude du BASIC (Bureau d’analyse sociétale pour une information citoyenne), près d’un quart des livres produits et distribués en France finiraient au pilon.

Un circuit en trois temps

D’abord, il faut produire du papier, donc couper des arbres ici ou ailleurs, et les transformer en pâte à papier puis en papier. Ensuite, les livres sont fabriqués, distribués et vendus, pour partie évidemment.

Pour les ouvrages qui ne trouvent pas preneur, ils sont finalement renvoyés au distributeur dans un état souvent « défraîchi ». L’éditeur peut alors se les faire envoyer (à ses frais) ou les envoyer au pilon, ce qui est le plus souvent le cas. On estime que 140 millions d’ouvrages sont détruits chaque année en France, recyclés pour la grande majorité en cartons ou en papier hygiénique…

Un éditeur s’engage pour sauver ses livres du pilon

La maison d’éditions Rue de l’échiquier organise le samedi 10 février à Paris une braderie « livres sauvés du pilon » afin de sauver ses ouvrages et permettre au public de bénéficier de prix très bas.

Pour Thomas Bout, Directeur de la maison d’édition à l’initiative de cette braderie, ne pas se résigner au pilon est une question de cohérence :

« Nous avons publié le fameux rapport Meadows « Les limites à la croissance », qui à longueur de pages explique que les ressources de notre planète sont limitées et qu’il va falloir trouver des solutions pour éviter cette dilapidation permanente. A notre échelle d’éditeur, quand on découvre le grand gaspillage que constitue le pilon, on a envie d’agir. »

►►► Pour découvrir le dossier « Comment éviter que les livres finissent au pilon ? » écoutez le Social Lab de Valère Corréard dimanche à 6h55 dans le 6/9 d’Eric Delvaux.

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