Emmanuel Macron préside, ce mercredi matin, un nouveau conseil de défense sanitaire. À l’ordre du jour : quelques ajustements, pas de reconfinement puisque les chiffres ne s’emballent pas. Au sein du gouvernement, on salue "le pari réussi" du chef de l'État.

Emmanuel Macron va présider, ce mercredi matin, un nouveau conseil de défense sanitaire
Emmanuel Macron va présider, ce mercredi matin, un nouveau conseil de défense sanitaire © AFP / POOL / Thibault Camus

"Il va finir épidémiologiste", s’amuse un ministre. "Les chiffres lui donnent raison. Le confinement, ç’eut été la solution de facilité, la mesure de confort." Un autre ministre, participant aux Conseils de défense, ajoute : "Si on avait écouté tous les 'Cassandre', on serait en train de travailler avec nos enfants sur les genoux depuis trois semaines."

"Macron s’est tellement intéressé au Covid", ajoute un conseiller du pouvoir, "qu’il peut challenger les scientifiques, poser la question qui les déstabilise". "De toute façon, si vous ne rentrez pas dans le sujet", explique un ministre, "vous êtes infoutu de prendre une décision politique. Désormais, le Conseil scientifique n'est plus premier dans l'arbitrage."

L'hypothèse d'un reconfinement s’éloigne

Dans la macronie, la semaine dernière, on observait avec anxiété les courbes du nombre de contaminations. "Maintenant, nous sommes sortis de la zone de danger, se félicite un conseiller du pouvoir. Il nous a fait gagner au moins deux semaines, et s’il fallait reconfiner à cause des variants, les Français ne lui en feraient pas le reproche."

L'hypothèse d'un reconfinement s’éloigne peu à peu dans les ministères, où on ne travaille cette semaine qu’à des ajustements du dispositif actuel, et où circule un sondage dans lequel deux tiers des Français (67%) saluent le pari du Président. "Il est évidemment possible qu'on ne soit jamais reconfiné", a reconnu mardi matin le ministre de la Santé, Olivier Véran.

"On a trouvé le bon dosage", ose enfin un ministre. "Tout est à peu près stable, certaines courbes repartent même à la baisse." "Gare à l’excès d’optimisme", tempère un stratège de la communication. "On doit rester prudent : surtout pas d’autosatisfaction. Les contraintes restent lourdes." Comprenez : le pays déprime, impossible de tenir plusieurs mois ce couvre-feu à 18h.

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