Un mois après l'effondrement de deux immeubles dans le centre historique de Bordeaux qui avait fait trois blessés, les travaux de sécurisation ont commencé. 13 immeubles ont été évacués dans le quartier par crainte d’un effet domino. Une centaine d'habitants sont toujours relogés par la mairie ou chez des proches.

Le 21 juin dernier, deux immeubles se sont effondrés à Bordeaux, laissant de nombreux habitants des alentours sans solution pérenne de logement.
Le 21 juin dernier, deux immeubles se sont effondrés à Bordeaux, laissant de nombreux habitants des alentours sans solution pérenne de logement. © AFP / Thibaud Moritz

Le 21 juin dernier, deux immeubles se sont effondrés, à Bordeaux, faisant trois blessés, dont un grave qui est sorti d'affaire. Situés aux numéros 19 et 21 de la rue de la Rousselle, près de la porte de Bourgogne, les bâtiments étaient vides et en travaux pour l’un, occupé par neuf personnes pour l’autre, qui avait été évacué.

Tom vivait en colocation avec sa copine dans un appartement au 23 de la rue de la Rousselle, juste à côté de l'un des immeubles qui s'est effondré. Depuis, cet étudiant dort où il peut, chez des voisins ou des amis, en attendant de retrouver une location : "Je vadrouille d'une maison à l'autre", explique-t-il, "je ne suis jamais resté au même endroit plus de deux semaines !" Tom n'a pas eu de proposition de relogement. " La nuit du drame, j'ai dit que j'avais une solution d'hébergement pour dormir chez des voisins. Depuis, la mairie considère que je n'ai pas besoin de logement", affirme-t-il. 

Le jeune homme n'a touché aucune indemnisation des assurances. Pour l'instant, il n'a eu droit qu'à une aide d'urgence de 100 euros versée par la ville de Bordeaux. Une somme dérisoire selon lui : "Je n'ai plus aucun vêtement. Je ne comptais pas sur la mairie pour me rembourser mais plutôt sur l'assurance. Ni l'une ni l'autre n'a pu me venir en aide."

130 habitants espèrent retrouver leur logement

Environ 130 habitants ont dû quitter leur appartement. La municipalité en a relogé une vingtaine dans des hôtels ou des foyers. Elle a également pris en charge les travaux de sécurisation dans le quartier sinistré. Car tous les propriétaires ne pouvaient pas, ou ne voulaient pas, payer les frais qui s'élèvent à près de 550 000 euros pour cette première phase. La mairie a donc décidé de piloter le chantier qui doit être réalisé rapidement. 

"Nous avons commencé à sécuriser les façades des immeubles. Il faut maintenant sécuriser l'intérieur," précise Amine Smihi, l'adjoint chargé de la sécurité à la mairie de Bordeaux. "Quand ce travail de sécurisation sera terminé, les habitants des immeubles qui sont en face pourront réintégrer leur habitation, d'ici la rentrée si tout va bien." 

En revanche, les habitants des immeubles mitoyens des deux bâtiments écroulés devront sans doute attendre des mois voire des années avant de retrouver leur logement.