Six semaines après le début de l'affaire, la justice américaine a décidé de libérer Dominique Strauss-Kahn sur parole, mais sans abandonner les poursuites pour crimes sexuels. En cause, une accumulation derévélations sur son accusatrice qui la décrédibilisent.

[ Dernière mise à jour : 26/07/11, 22h55 ]

Une du New York Times le 1er juillet 2001
Une du New York Times le 1er juillet 2001 © New York Times

Le dossier DSK "n'est pas clos", a déclaré le 1er juillet le juge Michael Obus à la fin d'une audience surprise qui aura duré quelques minutes.

Les accusations contre Dominique Strauss-Kahn sont maintenues, même si le doute plane après de nouvelles informations transmises au bureau du procureur et dévoilées par le New York Times sur la crédibilité de la plaignante, unique témoin à charge dans cette affaire.

L'accusation est d'ailleurs en train de réexaminer la solidité de son dossier, sérieusement fragilisé. Le bureau du District Attorney a fait part de ses découvertes à la défense et l'a alertée par courrier.

Les précisions de Fabienne Sintes sur cette fameuse lettre. (02/07/11)

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A la demande du procureur Cyrus Vance Jr, le juge a levé la caution et l'assignation à résidence : l'ancien patron du FMI a donc été libéré sur parole. Les autorités américaines ont cependant décidé de conserver son passeport.

Le compte-rendu d'audience de Pierre-Yves Dugua.(01/07/11)

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La réaction de l'avocat de DSK, Benjamin Brafman.(01/07/11)

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La réaction de l'avocat de la plaignante, Kenneth Thompson.(01/07/11)

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Flash back sur 45 jours rocambolesques : l'édito politique de Thomas Legrand.(01/07/11)

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Vers un non-lieu ?

Depuis le 1er juillet, accusation et défense discutent de l'opportunité d'abandonner les poursuites criminelles ou de parvenir à un arrangement entre la plaignante et Dominique Strauss-Kahn, qui reconnaîtrait certains faits, notamment une relation sexuelle consentie suivie d'éventuelles violences, mais pas la tentative de viol.

Le procès de DSK pourrait donc ne jamais avoir lieu. Sa prochaine comparution, prévue le 18 juillet, a été repoussée au 1er août, puis de nouveau au 23 août. Un non-lieu pourrait être prononcé lors de cette audience. Mais pour la première fois depuis le coup de théâtre du 1er juillet, cinq jours après la remise en liberté de leur client, les avocats de la defense ont rencontré l'équipe du procureur Vance. A l'issue de cette réunion, le District Attorney a annoncé la poursuite de l'enquête et a refusé de lâcher le dossier, comme le réclamait l'avocat de la plaignante.

Les explications de Sébastien Baer sur ce nouveau rebondissement. (07/07/11)

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Le point sur les suites de la procédure avec Franck Cognard. (02/07/11)

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Des images totalement bouleversées

Cette volte-face de la justice américaine dans le dossier a bouleversé la donne sur la crédibitlité de la plaignante (voir page suivante) et sur l'image de deux hommes. Celle de Dominique Strauss-Kahn d'abord, passé du statut de star internationale de la politique et de l'économie à celui de pervers libidineux, puis de victime potentielle d'erreur judiciaire. Et celle du procureur de Manhattan Cyrus Vance Jr : le District Attorney, vedette de la lutte contre les discriminations, est devenu l'homme trop pressé, qui s'est attaqué tous azimuts à un puissant pour flatter l'électorat et ainsi assurer sa réelection. Il aura toutefois eu le courage de reconnaître ses erreurs.

Cyrus Vance Jr est critiqué jusque dans son camp... Les explications de Franck Cognard. (04/07/11)

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Les médias américains ont changé de ton vis à vis de DSK. Les précisions de Fabienne Sintes. (03/04/11)

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