La semaine de quatre jours et demi va être une réalité dès la rentrée 2013 pour 20 à 25% des élèves des écoles primaires publiques, soit entre 1,2 et 1,5 million d'écoliers.

Salle de classe, école
Salle de classe, école © CC Marianna

Environ un écolier sur quatre (23%) est scolarisé dans une des communes très défavorisées et qui bénéficie, à ce titre, d'aides de l'Etat.

C’est une estimation de l’Education nationale réalisée sur 80% des communes, à deux jours de la date butoir fixée aux communes pour décider si elles adoptent la réforme des rythmes scolaires dès 2013 ou si elles préfèrent attendre septembre 2014.

Parmi les villes qui passent dès cette année il y a : Paris, mais aussi Dijon, Rennes, Tours, Grenoble, Metz, Limoges, Cayenne, Fort-de-France ou encore Pointe-à-Pitre.

Toulouse et Poitiers, qui n'ont jamais appliqué la réforme de 2008, restent aux 4,5 jours.

Certaines grandes villes socialistes ont préféré attendre 2014, comme Lille, Lyon ou Montpellier. Aucune grande ville de droite ne prévoit d'appliquer la réforme à la rentrée 2013.

La réforme voulue par Vincent Peillon a pris du retard face aux inquiétudes des collectivités locales qui devront assumer une partie des dépenses induites par le ramassage scolaire, la cantine ou les nouvelles activités péri-éducatives. Un fond d'incitation de 250 millions d'euros a été débloqué en novembre pour aider les communes à s'y engager dès la prochaine rentrée. Les communes rurales et les villes les plus en difficulté peuvent aussi en bénéficier en 2014.

Les explications de Sonia Bourhan

Pourtant, dans l'opposition, on trouve aussi quelques maires de communes qui adopteront la réforme sans états d'âme, à l'instar d'Alain Chrétien, maire UMP de Vesoul.

Alain Chrétien au téléphone de Sonia Bourhan

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