300 soldats américains seront déployés en Ukraine pour entrainer la Garde nationale
300 soldats américains seront déployés en Ukraine pour entrainer la Garde nationale © MaxPPP / Olya Morvan

L'armée américaine a déployé en Ukraine quelque 300 parachutistes dont la mission est d'entraîner les soldats ukrainiens devant combattre les séparatistes prorusses. Le Kremlin crie à la "déstabilisation".

Les parachutistes américains de la 173e aéroportée vont entraîner pour la première fois 900 soldats de la Garde nationale ukrainienne. Une première même si des instructeurs avaient déjà participé à des opérations avec l'armée ukrainienne. Environ 300 soldats, d'habitude basés en Italie, seront basés sur le terrain militaire de Iavoriv, dans la région de Lviv, près de la frontière polonaise où ils vont passer six mois annonçe ce vendredi l'armée américaine. Ils ont pour objectif d'apprendre aux Ukrainiens les techniques de combat et de renforcer le savoir-faire du personnel militaire.

La colère de Moscou

Le Kremlin a aussitôt réagi en fustigeant une présence militaire américaine qui va "déstabiliser sérieusement la situation ". "La présence de spécialistes d'un pays tiers ne facilite pas le règlement du conflit ", a ajouté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. La Russie accuse les Etats-Unis d'avoir favorisé le soulèvement populaire du Maïdan à Kiev fin 2013-début 2014. La destitution du président ukrainien prorusse Viktor Ianoukovitch en février 2014 a été suivie par l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée à la Russie moins d'un mois plus tard, puis par un conflit armé dans l'Est séparatiste qui a fait plus de 6.000 morts en onze mois. Kiev et les Occidentaux accusent la Russie d'armer la rébellion prorusse et d'avoir déployé des forces régulières dans l'est de l'Ukraine, ce que Moscou dément catégoriquement.

Du renfort

Les parachutistes américains seront bientôt épaulés. La Grande-Bretagne s'apprête de son côté à déployer 75 instructeurs militaires en Ukraine et le Canada a annoncé l’envoi de 200 soldats. La dernière trêve fragile a été arrachée à Minsk, dans la capitale bélarusse, à la mi-février avec la médiation de la chancelière allemande Angela Merkel et du président français François Hollande en présence du président russe Vladimir Poutine.

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