Tristane Banon, journaliste et écrivain de 32 ans qui se dit victime d'une tentative de viol de la part de Dominique Strauss-Kahn, a déposé le 4 juillet une plainte pour des faits qui se seraient déroulés en février 2003.

[ Dernière mise à jour : 20/07/11, 18h40 ]

__

Couverture de L'Express : Tristane Banon / DSK
Couverture de L'Express : Tristane Banon / DSK © L'Express

A peine 48 heures après l'arrestation de DSK à New York, l'avocat David Koubbi avait annoncé son intention de déposer plainte au nom de sa cliente, Tristane Banon, pour tentative de viol. Les faits, selon elle, remonteraient à 2003 et se seraient produits dans un appartement parisien où elle avait rendez-vous pour un entretien dans le cadre de la rédaction d'un livre.

En 2007, lors d'une émission télévisée, Tristane Banon avait déjà raconté cette expérience sans dévoiler le nom de l'ancien patron du FMI. Depuis, la rumeur refaisait régulièrement surface... jusqu'à l'affaire du Sofitel de New York. L'avocat de Tristane Banon, même s'il laissait planer la menace d'un dépôt de plainte, avait réservé sa décision sur le sujet afin d’éviter une "instrumentalisation" par la justice américaine. Volte face le 4 juillet, trois jours après le coup de théâtre dans l'affaire américaine et les révélations du New York Times sur la crédibilité de Nafissatou Diallo : Me Koubbi annonce le dépôt de la plainte. Immédiatement, les avocats français de DSK répliquent par une plainte pour dénonciation calomnieuse. Quatre jours plus tard, le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire, confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Tristane Banon sur France 2, le 13 juillet

Partager

D'abord considéré comme périphérique, le dossier français occupe depuis quelques jours un rôle central dans le feuilleton américain : l'avocat de Tristane Banon a rencontré le 19 juillet à New York celui de la femme de chambre. Il a déclaré que le bureau du procureur de Manhattan lui avait demandé de lui transmettre les éléments de son dossier, ce qui lui permettrait d'étayer son accusation contre DSK.

Retour sur cette rencontre entre avocats français et américains, avec Benoît Collombat (20/07/11)

Partager

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.