un accord sur le budget européen semble à portée de main
un accord sur le budget européen semble à portée de main © reuters

Petit à petit, on se dirige vers un accord sur le budget de l’Union Européenne pour la période 2014-2020. Les 27 dirigeants ont négocié toute la nuit. Une certitude : ce sera un budget d'austérité.

A chaque sommet européen, ses tractactions, ses négociations, sa nuit blanche... Celui-ci ne déroge pas à la règle. C'est toujours aussi compliqué de se mettre d'accord à 27 sur le budget pour les années à venir. Les discussions ont duré toute la nuit. Un compromis semble possible.

Mais si accord il y a, l'Europe risque bien de devoir se serrer la ceinture...A Bruxelles, Bertrand Gallicher.

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Il est vrai que c'est un budget d'austérité qui se dessine ce matin. Les pays exigent des coupes sévères dans les dépenses. Après plus de 15 heures de débats, rencontres bilatérales, apartés ou conciliabules, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a présenté une nouvelle proposition de compromis. Dans ce projet, le montant des crédits d'engagement, qui correspondent au plafond autorisé, est de 960 milliards d'euros, et celui des crédits de paiement, soit les dépenses effectives pour les sept prochaines années, de 909 milliards d'euros, avec la possibilité d'une marge de manoeuvre de 12 milliards.

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Entre la France et la Grande-Bretagne, ça grince...

François Hollande et David Cameron défendent des positions antagonistes : un budget de soutien à la croissance pour l'un, des coupes supplémentaires pour l'autre. "S'il y en a qui ne sont pas raisonnables, eh bien je ferai en sorte de les raisonner", a dit le président français. "Si l'Europe devait, pour chercher un compromis à toute force, abandonner ses politiques communes, oublier l'agriculture et ignorer la croissance, je ne serai pas d'accord."

Le Premier ministre britannique a répliqué que les propositions de budget qui sont sur la table pour les années 2014-2020 étaient encore trop élevées. "Elles doivent baisser, sinon il n'y aura pas d'accord", a-t-il lancé.

La chancelière allemande, Angela Merkel, dont la France comme le Royaume-Uni revendiquent le soutien, a endossé le costume d'arbitre en réaffirmant qu'un compromis était "souhaitable", tout en jugeant les positions "encore éloignées".

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