début des primaires ump pour la mairie de paris
début des primaires ump pour la mairie de paris © reuters

Voter (blanc) pour trois personnes différentes, sans les prévenir, à la primaire UMP pour la mairie de Paris ? C'est possible, on l'a fait. Et ce n'était même pas compliqué.

La primaire pour désigner le candidat UMP aux municipales à Paris ne se déroule pas dans la meilleure ambiance possible. Déjà, avant le début du vote, on comptait les coups bas entre les quatre candidats. Désormais, c'est le spectre de la fraude qui inquiète le parti.

Car même si Nathalie Kosciusko-Morizet semble largement devant ses adversaires (Jean-François Legaret, Pierre-Yves Bournazel, et Franck Margain), l'issue est encore incertaine. Et les électeurs parisiens, encartés ou non à l'UMP, ne sont pas toujours ceux que l'on croit.

Le vote se fait par voie électronique, moyennant trois euros par votant. Si l'on en croit Philippe Goujon, le président de la fédération UMP de Paris, il s'agit d'un système ultra-sécurisé...

Et pourtant, Erwan Pastol, il y a bien des failles... Et vous les avez trouvées.

Les électeurs ont jusqu'à 18H00 pour s'inscrire sur le site internet de la primaire UMP. Le vote, lui, durera jusqu'à lundi 19h. Les résultats seront proclamés dans les heures qui suivent, avant un éventuel deuxième tour du vendredi 7 au lundi 10 juin.

Premières inquiétudes

L'un des quatre prétendants, Pierre-Yves Bournazel, demande la suspension immédiate du vote électronique en raison, selon lui, de dysfonctionnements et d'entorses au règlement de la part de l'équipe de la favorite, Nathalie Kosciusko-Morizet.

Pour l'élu UMP, le vote est "publiquement ridiculisé". Il accuse en outre les soutiens parisiens de Nathalie-Kosciusko-Morizet, comme les députés Claude Goasguen ou Bernard Debré, d'avoir organisé dans leurs permanences des "bureaux de vote" officieux, sous couvert d'assistance aux électeurs, alors que la campagne des primaires est close.

"C'est une situation inacceptable qui ne permet plus aujourd'hui de croire en la sincérité du scrutin", a dit Pierre-Yves Bournazel. "Aucun d'entre nous ne peut aujourd'hui sortir légitimé, aucun d'entre nous n'aura l'autorité et la légitimité nécessaires pour affronter la majorité sortante en 2014", a souligné l'élu.

Pour la candidate socialiste Anne Hidalgo, "tout ça n'est pas très bon pour la démocratie. Le scrutin est déjà entaché de suspicion".

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