Abou Zeïd est-il mort ? Un ensemble d'indices laisse à penser que l'autoproclamé "émir" d'Al Qaïda au Maghreb islamique est mort sous les bombes de l'aviation française.

Le président tchadien Idriss Deby a annoncé hier soir que des soldats tchadiens ont abattu Abou Zeïd, lors d'affrontements dans le nord du Mali où des troupes tchadiennes sont engagées avec les forces françaises de l'opération Serval.

Idriss Deby

Selon la presse algérienne, les officiers des services de sécurité algériens ont identifié l'arme mais pas le corps présenté comme celui d'Abou Zeid.

La France n'a pas confirmation de la mort dans le nord du Mali d'Abdelhamid Abou Zeïd. François Hollande a déclaré qu'il n'avait pas à confirmer ce type d'information parce que les forces françaises et tchadiennes doivent aller jusqu'au bout de l'opération, "qui est sans doute dans sa phase ultime."

La France a-t-elle d'ailleurs intérêt à réclamer la "paternité de cette mort" ? La réponse de Séverine Labat, chargée de recherches au CNRS

Les forces algériennes seraient en train de comparer des prélèvements ADN

Selon RFI, qui cite une source proche des renseignements français, un prélèvement ADN a été effectué sur le corps présumé d'Abou Zeïd et l'échantillon a été envoyé à Alger pour des recoupements avec des membres de sa famille.

Abou Zeïd est-il mort ? Par Bertrand Gallicher

Najat Vallaud-Belkacem a indiqué que l'annonce de la mort du djihadiste donnée la veille par la chaîne de télévision algérienne Ennahar était "à prendre au conditionnel". "Nous n'avons pas de confirmation officielle, (...) ni confirmation, ni information", a-t-elle dit.

Aqmi
Aqmi © Radio France

D'après Ennahar, bien informée auprès des services de sécurité algériens, 40 combattants islamistes, dont Abou Zeïd, ont été tués il y a quatre jours par les forces françaises dans les contreforts du massif de l'Adrar des Ifoghas, près de la frontière algérienne.

Un responsable militaire français, qui n'a pas voulu s'exprimer spécifiquement sur Abou Zeïd, a confirmé qu'une quarantaine d'islamistes avaient été tués lors de violents affrontements dans la région du massif de Tigharghar sur la semaine écoulée.

Dix sites logistiques et de fabrication d'explosifs ont été détruits dans l'opération, ainsi que 16 véhicules, précise-t-on. Quelque 1 200 militaires français, 800 soldats tchadiens et certains éléments de l'armée malienne combattent toujours dans le secteur du sud de Tessalit, ajoute-t-on.

Le 27 février, au cours de l'opération, un véhicule blindé a sauté sur une mine dans la zone d'In Taghlit. Deux soldats français ont été blessé dont un grièvement, précise le ministère de la Défense sur son site internet.

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