paris n'a pas encore confirmation de la mort d'abou zeïd
paris n'a pas encore confirmation de la mort d'abou zeïd © reuters

La France a confirmé samedi la mort d'Abdelhamid Abou Zeïd, islamiste algérien et l'un des principaux chefs d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), tué dans des opérations militaires menées par l'armée française dans le nord du Mali à la fin du mois de février.

La mort du dirigeant islamiste algérien, annoncée le 1er mars par le président tchadien Idriss Déby, n'avait jusqu'à présent pas été confirmée par les autorités françaises. Elles ont attendu le résultat de tests ADN effectués par les autorités algériennes.

Dans un communiqué, l'Elysée indique:

Le président de la République confirme de manière certaine la mort d'Abdelhamid Abou Zeïd survenue lors des combats menés par l'armée française dans l'Adrar des Ifoghas au Nord du Mali, à la fin du mois de février. Cette disparition de l'un des principaux chefs d'Aqmi marque une étape importante dans la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Ecoutez les précisions de David Baché

Né en 1965 dans la région de Debdab dans la province algérienne d'Illizi proche de la frontière libyenne, Abou Zeïd avait rejoint le Groupe salafiste pour la prédication et lecombat (GSPC) durant la guerre civile des années 1990. Le GSPC est ensuite devenu Aqmi.

Après la prise du nord du Mali par des groupes d'islamistes en avril 2012, il avait pris le contrôle de Tombouctou, imposant la charia et détruisant des lieux saints soufis. Abou Zeïd est jugé responsable de la mort de plusieurs otages étrangers au Sahel ces dernières années, notamment celle du Français Michel Germaneau en 2010.

On lui attribue l'enlèvement d'une vingtaine d'occidentaux dans le Sahara ces cinq dernières années, qui ont rapporté plusieurs millions de dollars de rançon à Aqmi.

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lien_dossier_mali © Radio France
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