Par ailleurs, selon la Brigade Financière, Martin Le Barrois d’Orgeval, l’ami de Banier, a également bénéficié de deux contrats d’assurance-vie AVIVA de plus de 12 millions d’euros, le 8 mars 2005, de deux œuvres d’art, en décembre 2006, d’une valeur de plus d’un million d’euros, d’une donation non enregistrée par Liliane Bettencourt, en avril 2007, de trois négatifs du photographe Eugène Cuvelier, estimés à 756 000 dollars, et d’un virement en date du 27 décembre 2002 d’ « un million d’euros » tiré d’un compte Crédit du Nord ouvert au nom de François-Marie Banier.

Liliane Bettencourt « incapable d’indiquer une quelconque somme »

Devant la Brigade financière, François-Marie Banier rejette toute accusation d’abus de faiblesse, mettant en avant « l’entière plénitude des capacités intellectuelles » de Liliane Bettencourt, « maintenant une activité professionnelle intense, malgré ses 86 ans. »

Concernant les donations consenties en sa faveur, Banier indique « qu’elles l’avaient été librement, afin qu’il puisse poursuivre son œuvre, mais également créer un musée ou une fondation, Madame Bettencourt agissant alors comme mécène. »

L’artiste estime que Liliane Bettencourt a agi en parfaite connaissance de cause : « C’était sa liberté absolue de faire de son argent ce qu’elle souhaitait, et de [me] donner ce qu’elle voulait, explique François-Marie Banier, sachant qu’il s’agissait pour elle de laisser une trace de leur relation , et ce, d’autant plus dans un contexte familial tendu. »

Banier met en avant «la propension de Madame Bettencourt à consentir des libéralités» , citant François Dalle, PDG de L’Oréal de 1957 à 1984, et Lindsay Owen-Jones, PDG de 1988 à 2006, «lesquels avaient obtenus respectivement 8% des actions L’Oréal et 100 millions d’euros ».

Face aux enquêteurs, le 13 mai 2007, Liliane Bettencourt se trouve dans l’« impossibilité » de « préciser le montant des libéralités consenties » à François-Marie Banier.

Elle se dit « incapable d’indiquer une quelconque somme » , note la Brigade financière.

Et quand on détaille devant elle les diverses sommes dont il est question, la milliardaire se justifie afin que « Monsieur Banier puisse poursuivre son activité d’artiste », considérant qu’« il était normal qu’elle l’aide financièrement afin qu’il ait les moyens nécessaire à la poursuite de son activité. »

Liliane Bettencourt se montre également « incapable de se souvenir des contrats CARDIF et ARCALIS » accordés à Banier, d’un montant 153 et 262 millions d’euros.

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