[scald=59411:sdl_editor_representation]SAINT-DENIS DE LA REUNION (Reuters) - Les incendies qui dévastent les hauteurs du versant ouest de la Réunion depuis le 25 octobre n'ont que faiblement progressé lundi mais une polémique a enflé sur les moyens engagés contre le feu.

Des parlementaires et des maires réunionnais ont adressé une lettre au président de la République demandant "que soient mobilisés des moyens de lutte aériens adaptés à l'ampleur de la catastrophe".

Les élus - communistes, socialistes et centristes - "s'interrogent sur les raisons véritables" du non-engagement d'un avion bombardier d'eau Dash 8 de la Sécurité civile qui était intervenu l'an dernier dans le même secteur.

Cécile Duflot et Eva Joly ont dénoncé au nom d'Europe Ecologie-Les Verts "la réaction dramatiquement insuffisante de l'Etat et des autorités locales" et demandé "que le gouvernement affrète au plus vite des appareils disponibles en métropole".

Michel Lalande, préfet de la Réunion, estime que les avions bombardiers d'eau basés en métropole ne sont pas adaptés aux conditions du sinistre et il a qualifié lundi d'"extrêmement mitigé" le bilan de l'intervention du Dash 8 en 2010.

"Tous les moyens adaptés aux circonstances sont engagés", a-t-il répété.

Quelque 171 sapeurs-pompiers supplémentaires sont attendus mardi matin sur l'île, portant à 400 le nombre des renforts en provenance de métropole. Quatre hélicoptères largueurs d'eau appuient les opérations au sol.

Aucune des habitations évacuées pendant le week-end n'avait été touchée par les flammes lundi soir. Quelques foyers ont toutefois progressé légèrement, dans les hauteurs de l'Ouest et sur un rempart du cirque de Mafate.

La ministre chargée de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, se rendra à la Réunion mercredi.

"A travers ce site exceptionnel du patrimoine naturel de l'île, ce n'est pas seulement la Réunion qui se voit frappée au coeur, c'est la France", déclare-t-elle dans un communiqué. "Et c'est l'ensemble des Français qui expriment à travers moi la solidarité nationale que nous devons aux Réunionnais."

Bernard Grollier, édité par Jean-Baptiste Vey

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