fin de l'instruction du volet abus de faiblesse dans l’affaire bettencourt
fin de l'instruction du volet abus de faiblesse dans l’affaire bettencourt © reuters

Selon une information révélée par Le Parisien, un médecin qui a travaillé sur l'expertise ayant conclu à l'état de faiblesse de Liliane Bettencourt serait un proche du juge d'instruction chargé de l'affaire. Nous sommes à une semaine des prochaines échéances judiciaires.

La semaine prochaine, la cour d'appel de Bordeaux doit examiner d'eventuelles demandes de nullité de procédure soulevées par les avocats de la défense. Les avocats de Nicolas Sarkozy vont tenter de faire tomber la procédure en demandant l'annulation de l'expertise psychiatrique réalisée le 7 juin 2011 sur Mme Bettencourt, et qui avait abouti à la déclarer en situation de faiblesse.

A la suite de cette expertise, le parquet de Bordeaux avait ouvert en septembre 2011 une information pour abus de faiblesse qui a abouti à la mise en examen d'une douzaine de personnes, dont l'ex-président.

Le Parisien assure jeudi que Sophie Gromb chef du service de médecine légale du CHU de Bordeaux a participé à cette expertise. Elle serait notamment restée seule 35 minutes avec le juge Gentil et Mme Bettencourt, dans la chambre de celle-ci à Neuilly-sur-Seine.

Selon le Parisien, Sophie Gromb aurait été témoin au mariage de M. Gentil avec sa femme Isabelle, une autre magistrate bordelaise, le 30 juin 2007 à Mérignac (Gironde). Interrogée par le quotidien, l'expert a qualifié M. Gentil de "type bien", mais s'est retranchée derrière la protection de la vie privée pour ne pas répondre aux questions sur sa présence comme témoin à son mariage.

Les précisions d'Emmanuel Leclère

La révélation d'une proximité entre l'experte et le juge pourrait être pain béni pour les avocats des mis en examen.

Tentative de destabilisation, selon une juge

Pour Valérie Noël, l'une des trois juges d'instruction en charge du dossier, "on tombe une fois de plus dans le domaine de la déstabilisation". La juge se dit "sereine" et ne craint "aucunement l'annulation" de l'expertise mise en cause.

Après les réquisitions du parquet qui devraient intervenir d'ici fin juin, les trois juges d'instruction -M. Gentil, Cécile Ramonatxo et Valérie Noël - devraient dire au cours de l'été qui ils pensent renvoyer devant le tribunal correctionnel parmi les 12 mis en examen de ce volet.

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