Selon plusieurs sources, les personnels navigants commerciaux disent "non" aux mesures d'économies prévues dans le cadre du plan Transform qui doit sortir Air France des turbulences.

Les personnels au sol ont déja signé le plan. Les pilotes devraient sauf surprise le faire mi-août. Mais selon nos informations, chez les hôtesses et stewarts, deux syndicats représentatifs sur trois refusent après referendum.

Les conditions du plan doivent être détaillées ce matin en comité central d'entreprise. Il s'agit d'augmenter la productivité de 20% et de supprimer 5.000 postes d'ici la fin de l'année prochaine. Sinon l'entreprise ne peut garantir qu'il n'y aura pas de licenciements secs, affirme le PDG Alexandre de Juniac.

La direction d'Air France n'envisage pas de plan de départs volontaires pour ses personnels navigants commerciaux (PNC) mais des mesures d'incitation conditionnées à la signature de l'accord proposé dans le cadre du plan de restructuration du groupe.

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Le sureffectif, sans doute 1500 personnes, disparaitrait avec les départs à la retraite non renouvelés et des incitations à la préretraite. Ceux qui restent devraient fournir un service plus dense en étant moins nombreux.

Effectuer plus d'heures de vol avec une hausse réduite de salaire ou encore renoncer à quelques jours de congés.

Trop de sacrifices et pas assez de garanties pour les syndicats.

Ce refus n'engendrera pas tout de suite des départs contraints. L'accord de branche court jusqu'à fin mars. Mais si aucune solution n'est trouvée d'ici là, la direction peut imposer ses conditions.

Jusqu'à licencier si besoin ou pourquoi pas externaliser des activités.

Pour l'instant les discussions redémarrent avec en toile de fond la menace de la grève. Les stewarts et hotesses pourraient vouloir l'utiliser pour faire pression à la fin de l'été ou à Noel prochain.

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