Des dizaines d'otages et leurs ravisseurs auraient été tués dans plusieurs bombardement du site gazier algérien d'In Amenas, en plein coeur du désert, non loin de la frontière libyenne. L'armée algérienne a annoncé la fin de l'opération hier soir.

Des informations très confuses

Les dires de l'armée algérienne ou ceux des ravisseurs sont confus et parfois contradictoires. Hier soir, l'armée algérienne a annoncé la fin de l'opération au cours de laquelle elle aurait bombardé le site d'In Amenas. Des dizaines d'otages et de ravisseurs, vraisemblablement un groupe lié à Al Qaida au Magreb islamique (Aqmi), ont été tués.

Ecoutez les dernières précisions de Leila Beratto

Ce matin, ce site gazier de BP, serait toujours encerclé par les militaires algériens, avec peut-être encore des djihadistes à l'intérieur. Seul le "site de vie" où se trouvaient les otages aurait été neutralisé.

l'algérie tente de mettre fin à la prise d'otages
l'algérie tente de mettre fin à la prise d'otages © reuters

L'armée était déterminée à ne pas négocier.

Ecoutez le ministre algérien de la communication, Mohamed Said Belaid.

L'assaut a donc été donné hier soir, sans prévenir, au moment où les djihadistes auraient tenté de s'enfuir avec leurs otages. Ils avaient, une nouvelle fois, affirmé leurs exigences: la libération d'une centaine d'islamistes emprisonnés en Algérie et la fin de l'opération française au Mali".

Ecoutez le spécialiste des questions de terrorisme, Jean-Charles Brisard avec Mireille Lemaresquier

Un lourd bilan

au moins deux français sont revenus d'in amenas, indique manuel valls
au moins deux français sont revenus d'in amenas, indique manuel valls © reuters

Selon la Sécurité algérienne, 30 otages et 11 islamistes seraient morts dans l'assaut. Au moins sept ressortissants étrangers auraient été tués. Parmi eux, et sans que le Quai d'Orsay n'ait confirmé, ont compterait deux français, l'un otage, l'autre ravisseur. D'après le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, ce matin, il y avait très peu de Français sur place, au moins d'eux d'entre eux "sont revenus".

Ecoutez les précisions sur le bilan humain d'Yves Izard

Parmi les otages tués, on compterait aussi deux Algériens, deux Britanniques et deux Japonais. Mais les autorités japonaises affirment être toujours sans nouvelle de 14 autres de leurs ressortissants.

Quelles conséquences?

Pour certains observateurs cette décision de l'Algérie d'intervenir pourrait l'obliger à s'impliquer d'avantage dans la lutte anti-terroriste et pourquoi par au Mali.

Ecoutez l'opinion de Pierre Vermereen, professeur en histoire du Magreb au micro de Pierre Weill

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