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Capture d'écran © Sahara média

C'est par la voix des otages eux-mêmes qu'on en sait un peu plus sur la prise d'otages meurtriète d'In Amenas.

Deux otages algériens d'abord, témoins de la scène, neuf Japonais ont été exécutés dès mercredi par les islamistes dont au moins un parlait avec "un accent nord américain".

Cet après-midi, c'ets l'otage français Alexandre Berceaux qui s'est exprimé pour la première fois. Lors d'un point presse, l'homme, visiblement secoué, a fait le récit de ses 40 heures de détention, au cours desquelles il a cru mourir.

Il a raconté son calvaire à Vianney Smiarowski.

Une revendication, celle de Mokhtar Belmokhtar

Le site mauritanien Sahara média, qui a diffusé par le passé des communiqués d'Aqmi, annonce avoir été le destinataire d’une vidéo de Mokhtar Belmokhtar. L’enregistrement serait daté du 17 janvier.

Dans cette vidéo, l’homme revendique la responsabilité de la prise d'otages d'In Amenas, menée par quarante jihadistes venant de pays musulmans différents et même de pays oeuropéens, réunis dans la quatiba « signataires avec le sang » responsable de l’opération de prise d’otages d'In Amenas, au nom d'Al Qaïda.

Dans l'enregistrement tourné à priori au lendemain de l’attaque, Belmokhtar se dit prêt à négocier avec l'Algérie et les pays occidentaux si les bombardements du nord-Mali cessent et annonce être disposé à échanger tous les otages américains contre le cheikh Omar Abderrahmane et son retour parmi les siens en Egypte.

Selon certains responsables américains et français, l'attaque, relativement élaborée, a sans doute demandé trop de temps de préparation pour être improvisée après le début de l'intervention française au Mali, il y a huit jours.

Selon plusieurs agences mauritaniennes, citées samedi par l'institut SITE, le chef de file des assaillants était un Nigérien, Abdoul Rahman al Nigeri. Abdoul Rahman al Nigeri est un proche de Mokhtar Belmokhtar, le cerveau de la prise d'otages, qui ne semblait pas présent personnellement sur le terrain

Le bilan toujours difficile à établir

Les forces algériennes ont retrouvé les corps de 25 otages à l'intérieur du site gazier, ce qui alourdit à 48 le nombre d'otages tués, selon une source proche des services de sécurité.

Le nombre total de tués, en comptant les 32 preneurs d'otages djihadistes qui sont morts lors de l'assaut de l'armée, s'élèverait donc à 80, mais le bilan peut encore s'alourdir, les forces algériennes n'ayant pas achevé d'examiner les lieux.

Dimanche matin, le ministre algérien de la Communication, Mohamed Said avait annoncé que le nombre de victimes de l'attaque islamiste -23 jusque là- risquait d'être "revu à la hausse" au cours de la journée.

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, devrait annoncer lundi à 15H30, heure de Paris, lors d'une conférence de presse un bilan officiel de cette attaque, selon le ministère de la Communication.

Cinq djihadistes auraient été capturés vivants par l'armée algérienne. Trois autres seraient en fuite. Les forces spéciales continuent à ratisser le complexe gazier.

Le ministre de la Communication angérien a précisé que les 40 activistes, don 32 ont été tués par les forces spéciales de l'armée algérienne, étaient de six nationalités différentes. "Je peux dire d'ores et déjà qu'ils sont originaires de pays arabes et africains et de pays non africains".

Selon les autorités, le commando, arrivé à bord de véhicules 4x4 depuis des pays limitrophes, était constitué de 32 membres de plusieurs nationalités, dont trois Algériens. Il était lourdement armé. Des armes, dont des fusils-mitrailleurs, des missiles et des lance-roquettes RPG, ont été récupérées de même qu'un stock de munitions et d'explosifs.

Le point avec Laïla Baratto à Alger

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