Août 2008 : un diplomate arrêté, l’affaire Mecili relancée

Le 14 août dernier, coup de théâtre ! Mohammed Ziane Hasseni, le responsable du protocole au ministère algérien des affaires étrangères, est interpellé à l’aéroport de Marseille-Marignane, à son arrivée d’Alger.

Déféré devant un juge des libertés et de la détention à Paris, il est mis en examen pour "complicité d’assassinat" et mis en liberté sous contrôle judiciaire.

Me Jean-Louis Pelletier :

C’est une méprise dramatique !

Entendu par le juge Baudoin Thouvenot, le 1er septembre 2008, le diplomate jure qu’il s’agit d’une erreur sur la personne.

Une simple affaire d’homonymie pour l’avocat de Mohammed Ziane Hasseni, Maître Jean-Louis Pelletier

Mohammed Samraoui :

C’est bien lui. Il n’y a pas de doute !

Une défense balayée par l’ex-membre des "services" algériens, Mohammed Samraoui.

Le 28 août dernier, le dissident algérien réfugié en Allemagne, affirmait à Fabrice Arfi du site internet Mediapart que la personne arrêtée correspondait bien, selon lui, au capitaine Rachid Hassani

L’interview de Mohammed Samraoui au site Mediapart (site payant).

Mecili - hichem aboud
Mecili - hichem aboud © Radio France
Le 8 septembre, Mohammed Samraoui réitérait ses accusations devant la caméra de France 3, après avoir visionné les images de Mohammed Ziane Hasseni, lors de son arrivée au Palais de justice de Paris.

Pour Hichem Aboud, le diplomate arrêté "n’a rien à voir avec Rachid Hassani"

En revanche, pour l’autre dissident algérien, témoin clé du dossier, Hichem Aboud, ancien chef de cabinet de la Sécurité militaire algérienne, à qui nous avons montré les images de France 3, Mohammed Ziane Hasseni n’a rien à voir avec le capitaine Rachid Hassani.

Hichem Aboud

Interrogé sur les déclarations de Mohammed Samraoui, Hichem Aboud met en cause la sincérité de l’ancien officier algérien, l’accusant même d’être « complice » dans cette affaire…

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Hichem Aboud

Hichem Aboud, désigne les véritables responsables, selon lui, de l’assassinat de Mecili : l’ancien président algérien Chadli Bendjedid et son directeur de cabinet, Larbi Belkheir (aujourd’hui ambassadeur d’Algérie au Maroc).

Hichem Aboud

De son coté, Mohammed Samraoui se livre à une attaque en règle d'Hichem Aboud qu'il qualifie d'"opposant de service" au journal Le Matin.

Hichem Aboud lui répond avec la même virulence sur son site internet Agir pour l’Algérie.

Alors, Mohammed Ziane Hasseni est-il, oui ou non, le capitaine Rachid Hassani ? Qui dit vrai, dans cette affaire ? Faut-il voir la main de règlement de comptes entre clans algériens, derrière les déclarations de certains témoins ?

Pour tirer tout cela au clair, le juge Thouvenot devra certainement procéder à une confrontation entre le diplomate algérien et les deux officiers dissidents, Mohammed Samraoui et Hichem Aboud.

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