La commission nationale des recours de l'UMP a confirmé lundi la victoire de Jean-François Copé sur son rival François Fillon par 952 voix d'écart et le vainqueur proclamé pour la seconde fois a appelé son concurrent à se rallier à ce verdict.

Jean-François Copé était par ailleurs reçu à l'Elysée aujourd'hui pour évoquer le rapport Jospin.

A la sortie, il a fait comme si de rien était, Cyril Graziani

Jean-François Copé, qui avait déjà été proclamé président lundi dernier par 98 voix d'écart, avait vu sa victoire contestée par l'ancien Premier ministre.

"Le résultat est là", a dit le président proclamé lors d'une déclaration publique. "Chacun doit désormais respecter votre vote et les statuts de notre famille politique."

Jean-François Copé

La commission des recours a compté 86.911 voix pour Jean-François-Copé et 85.959 pour François Fillon, après avoir annulé les résultats contestés de Nouvelle-Calédonie et ceux des premier et troisième bureaux des Alpes-Maritimes, notamment.

Les résultats de Mayotte et de Wallis-et-Futuna ont été réintégrés et certains résultats à Paris et Cannes rectifiés.

François Fillon avait mis en cause l'impartialité de cette commission, présidée par un partisan de Jean-François Copé qui est parvenue à une décision unanime.

Ce dernier a souligné que la commission des recours était la seule légitime et a invité François Fillon et ses partisans à accepter ces résultats en prenant leurs responsabilités.

"Nous devons maintenant reconstruire. Le temps de la contestation interne est révolu" , a ajouté Jean-François Copé.

Il "n'imagine pas" que François Fillon mette maintenant à exécution sa menacer de contester les résultats en justice. Et il a même tendu la main à son rival: "Nous avons besoin de lui", a-t-il dit en proposant de l'associer, ainsi qu'à ses proches, à la direction du principal parti d'opposition.

"Il n'y a plus un instant à perdre", a-t-il conclu en promettant une opposition frontale au gouvernement socialiste et en s'engageant à ne conclure "aucune alliance" avec le Front national.

François Fillon dénonce un coup de force de Jean-François Copé

Dans un communiqué, l’ancien premier ministre a récusé de nouveau les résultats donnant la victoire à son rival.

"Une nouvelle fois Jean-François Copé se fait proclamer président par un coup de force", écrit François Fillon, qui considère "illégale la décision de la Commission nationale de recours de l'UMP" qui, selon lui, n'offe "aucune garantie d'impartialité".

Pour Jérôme Chartier, proche de François Fillon, le "résultat n'est pas légitime". Il parle d'une "mascarade".

Me François Sureau, l'avocat de François Fillon a déclaré que l'ancien Premier ministre ne s'arrêterait "pas là" et obtiendrait "par la voix judiciaire", "l'annulation du vote pour la présidence de l'UMP".

Au cours de la soirée, on a appris via l’AFP que durant son déjeuner avec François Fillon a Nicolas Sarkozy déconseillé à François Fillon de saisir la justice pour contester les résultats de l'élection. L'ancien président de la République aurait estimé préférable d'appeler les adhérents de l'UMP à voter une nouvelle fois pour sortir de l'impasse dans laquelle est plongé le parti.

Un nouveau vote, c'est aussi la seule solution pour Bernard Accoyer, ancien président UMP de l'Assemblée Nationale.

Mais est-ce vraiment possible ? Pas si sûr... Explications de Carine Bécard :

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