de nouveaux affrontements en turquie
de nouveaux affrontements en turquie © reuters

Premier ministre et président ont tous deux appelé les manifestants à cesser de défiler, tout en les assurant qu'ils ont été entendus. Notre envoyé spécial à Ankara fait le point sur la situation sur place.

La colère des manifestants turcs ne semble pas près de s'apaiser. Tout est parti d'Istanbul, et d'une action contre la disparition d'un parc, au profit d'une opération immobilière.

Puis tout a débordé. La contestation a pris une tournure politique, allant même jusqu'à contaminer la capitale du pays, Ankara.

Mais d'où vient cette colère à l'échelle du pays ? Le reportage à Istanbul de Jérôme Jadot.

Dans le viseur des manifestants, il y a le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan et son gouvernement. Il a lui-même appelé au calme. Plus inhabituel, le président est lui aussi sorti de son silence ce matin.

"Les manifestations pacifiques font partie de la démocratie", a expliqué Abdullah Gül après trois jours de contestation. Il appelle au calme et assure que les "messages nécessaires" des manifestants ont été entendus... Tout en précisant que les autorités ne toléreraient pas la présence de groupes interdits dans les rassemblements.

Recep Tayyip Erdogan assure lui aussi que certaines manifestations sont infiltrées par des "groupes extrémistes".

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