un cafouillage pour la viande de cheval à la phénylbutazone
un cafouillage pour la viande de cheval à la phénylbutazone © reuters

Encore une filière de viande pointée du doigt. Pas de cheval dans le bœuf cette fois mais des soupçons de viande invendue ou impropre à la consommation réétiquetée et revendue. La société Castel Viandes, fournisseur de Flunch est concernée. Elle dément.

La société Castel Viandes, installée à Chateaubriand en Loire-Atlantique fait l'objet d'uneenquête pour "tromperie" sur la viande de boeuf.

Une enquête préliminaire pour "tromperie sur la qualité et falsification de documents" a été ouverte le 12 février par le parquet de Nantes à la suite d'éléments fournis par un ancien cadre de la société, précise le quotidien.

Chez Flunch, on reste prudent et on attend la suite de l'enquête comme l'explique Vincent Lemaître, le PDG de Flunch avec Philippe Lefebvre.

On remballe !

Ce groupe familial, créé en 1963, est soupçonné d'avoir développé des pratiques appelées "remballe" -le réétiquetage de produits invendus ou impropres à la consommation- et d'avoir vendu de la viande avariée à des clients, notamment à des restaurants Flunch.

L'affaire a été révélée par l'ancien directeur qualité de chez Castel Viandes, licencié en 2008, qui assure avoir découvert que des employés avaient été affectés à une opération de vente de steaks avariés, selon le Parisien.

Pour la directrice de Castel Viandes, Véronique Viol-Lésvesques, il s'agit d'une "dénonciation calomnieuse" :

Nous n'avons jamais fourni de viande avariée à Flunch, la preuve c'est que nous travaillons toujours avec Flunch depuis des années. Si on avait fourni de la viande avariée à Flunch, il y a longtemps que Flunch nous aurait laissé tomber. C'est un règlement de comptes parce ce monsieur a étélicencié en 2008, qu'il ne l'a pas accepté.

Selon Le Parisien, une perquisition a été menée le 12 février chez Castel Viandes au cours de laquelle une "quantité impressionnante" de documents a été saisie. Cette nouvelle révélation survient sur fond de scandale de plats cuisinés à la viande de cheval faussement étiquetée comme du "boeuf" qui éclabousse depuis janvier une vingtaine de pays européens, dont la France.

La société française Spanghero, mise en cause dans le scandale, a annoncé mercredi avoir sollicité l'ouverture d'une procédure de sauvegarde auprès du tribunal de commerce de Carcassonne (Aude).

Spanghero a abandonné son activité de négoce après le maintien par le gouvernement de la suspension de son agrément pour ce type d'activité.

Benoît Hamon, le ministre de la consommation veut enforcer les sanctions et "faire la clarté pour restaurer la crédibilité de la filière viande en France"

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