françois hollande au mali
françois hollande au mali © reuters

Le combat engagé pour reconquérir l'intégrité territoriale du Mali contre les groupes islamistes armés n'est pas terminé, a déclaré samedi François Hollande lors d'une visite-éclair au Mali.

S'exprimant devant les forces maliennes et françaises sur le tarmac de l'aéroport de Tombouctou, ville récemment reprise aux rebelles, le chef de l'Etat français a rendu hommage aux soldats engagés dans l'opération Serval lancée le 11 janvier dernier.

"Je suis devant vous pour vous dire toute notre fierté", a-t-il déclaré aux côtés de son homologue malien, le président par intérim Dioncounda Traoré. "Un certain nombre ici de soldats français vont être relayés par d'autres Français puis ensuite ces mêmes Français seront relayés par le force dite de la Misma", la Mission internationale de soutien au Mali.

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Le président Traoré a remercié la France pour son intervention.

"Au moment où vous allez terminer cette première mission, je voulais vous dire que vous pouvez revenir avec fierté dans vos régiments et auprès de vos familles", a-t-il poursuivi.

"Mais le combat n'est pas terminé et ce serait une erreur de penser que parce que nous avons retrouvé avec nos amis maliens la capacité de sécuriser les villes comme Gao, comme Tombouctou nous pouvons arrêter là."

François Hollande a été accueilli en héros à Tombouctou. Reportage de Sébastien Paour.

Qu'ont pensé les Maliens de cette visite ? David Baché les a interrogés.

Les forces françaises et maliennes ont repris ces derniers jours les villes de Gao et Tombouctou, assurant le contrôle de l'ensemble de la boucle du Niger. L'armée française a également pris le contrôle de l'aéroport de la ville de Kidal dans la nuit de mardi à mercredi et remis en état l'aéroport de Tombouctou.

De nouveaux bombardements dans la matinée

D'"importantes frappes aériennes" ont d'ailleurs été effectuées quelques heures après la visite de François Hollande dans la nuit de samedi à dimanche. Selon le porte-parole de l'état-major, ces bombardements visent "des dépôts logistiques et des centres d'entraînement" des groupes islamistes armés; au nord de Kidal et dans la région de Tessalit, près de la frontière avec l'Algérie.

Tessalit, un point stratégique, Antoine Giniaux.

"L'opération se poursuit"

"Les autorités maliennes, et c'est leur responsabilité, veulent retrouver l'intégrité territoriale qui un moment leur a été ôtée et donc nous serons à leurs côtés pour plus au nord finir cette opération", a indiqué François Hollande.

"L'opération se poursuit, elle a non seulement notre plein soutien, comment pourrait-il en être différemment, mais notre confiance."

Car "la France n'a pas vocation à rester au Mali", assure François Hollande.

Mais pour Gérard Longuet, ancien ministre (UMP) de la Défense, la France va rester au Mali plus longtemps que prévu.

Dans une allusion aux accusations d'exactions commises par les forces maliennes lancées par des organisations de défense des droits de l'homme, François Hollande a aussi appelé l'armée française à protéger les populations civiles.

"Je vous demande aussi de faire attention à vos propres vies, à celles de vos frères maliens de faire attention aussi à des exactions qui pourraient être commises, qui entacheraient la mission, de faire attention à protéger les populations civiles", a-t-il dit.

Situation au Mali pour la visite de François Hollande
Situation au Mali pour la visite de François Hollande © IDÉ
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