Depuis que son prix a baissé de moitié, conformément à ce qu'avait promis Emmanuel Macron, le permis national de chasse est très prisé, aux dépens du permis départemental.

Les chasseurs sont satisfaits, le permis national coûte moins cher cette année, passant de 400 euros à 200 euros
Les chasseurs sont satisfaits, le permis national coûte moins cher cette année, passant de 400 euros à 200 euros © Radio France / Mathieu Mondoloni

Le candidat Macron l'avait promis : le permis national coûte moins cher cette année, passant de 400 euros à 200 euros, soit un prix légèrement supérieur à celui d'un permis départemental. Une mesure qui a fait grincer des dents jusqu’au sein du gouvernement. Il y a un an, au lendemain de l'annonce de cette mesure, Nicolas Hulot démissionnait de son ministère dénonçant notamment le lobby des chasseurs. 

Jusqu'à présent, les détenteurs de permis départementaux devaient ajouter environ 40 euros pour chasser quelques jours dans un autre département. Les chasseurs qui ont fait leur demande depuis le 1er juillet ont donc décidé de ne pas se priver et d'ouvrir leur terrain de chasse à l’ensemble du territoire.

Sur 600 000 demandes de validation reçues jusqu'à présent, 290 000 sont pour des permis nationaux et non départementaux contre 90 000 l'an dernier. Soit 48% contre 9% l'an dernier. En Seine-et-Marne, ce sont même deux tiers des permis qui sont désormais nationaux contre 30% l'an dernier.

La Fédération nationale de chasse compte désormais sur plus de mobilité des chasseurs, notamment chez les jeunes attirés par des gibiers différents de ce qu'ils trouvent d'habitude dans leurs départements.

Des chasseurs - espère la Fédération nationale - qui vont pouvoir prêter main forte à leurs collègues pour chasser les gros gibiers dans des départements où il y a moins de chasseurs. 

Les sangliers sont particulièrement nombreux cette année et occasionnent de gros dégâts dans les cultures. Chaque fédération départementale doit indemniser les agriculteurs concernés. Un modèle économique "vieux de 60 ans" et qui n'est plus tenable selon le patron national des chasseurs Willy Schraen. "Si ça continue, certaines fédérations vont mettre la clef sous la porte, dit-il, les agriculteurs seront indemnisés mais il faut revoir le modèle", prévient-il. 

Des réunions sont prévues à la fin du mois avec la FNSEA et le ministère de l'Agriculture.

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