De leur côté, les syndicats ont annoncé que la réunion de facilitation organisée vendredi sous l'égide de l'Etat entre la direction et les représentants des travailleurs pour mettre fin au blocage de l'usine s'était terminée par un échec.

"Le texte qui nous a été présenté ne comprenait aucune avancée. Ils ne nous ont même pas garanti par écrit une poursuite de l'exploitation jusqu'au 31 mars 2013", a ainsi déclaré un responsable CFDT à la presse.

Dans le protocole d'accord soumis aux organisations syndicales, la direction du site de Florange réaffirme son engagement à investir 17 millions d'euros "immédiatement et sans conditions de reprise économique" sur le site de Florange.

Le sidérurgiste s'engage en outre à maintenir les compétences nécessaires sur le site pour assurer le redémarrage de la phase liquide lorsque les conditions de marché le permettront, notamment en assurant le suivi de la sous-traitance.

Il s'agit d'engagements annoncés par ArcelorMittal le 1er mars après une rencontre entre Nicolas Sarkozy et Lakshmi Mittal, le directeur général indien du groupe sidérurgique.

Le président français avait alors annoncé que cela entraînerait le redémarrage du haut-fourneau de Florange au deuxième semestre de 2012, mais ArcelorMittal avait conditionné cette possibilité à une reprise économique.

Les organisations syndicales ont annoncé qu'elles levaient les piquets de grève devant les expéditions du site et ont appelé les ouvriers à se réunir lundi en assemblée générale.

L'intersyndicale demande le redémarrage "sans condition" des hauts-fourneaux de l'usine, à l'arrêt depuis juillet et octobre 2011 et des "investissements dans les filières packaging et liquide."

Avec 500 emplois en jeu pour la partie à chaud, sur 2.667 salariés au total à Florange, ce site est devenu un des symboles d'une campagne pour l'élection présidentielle dans laquelle la défense de l'industrie en France est devenue un thème central.

Noëlle Mennella, avec Gérard Bon édité par Yves Clarisse

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