LONDRES (Reuters) - Julian Assange a invité dimanche à Londres le président américain Barack Obama à lever "la chasse aux sorcières" ouverte par les Etats-Unis à l'encontre de WikiLeaks.

L'ancien "hacker" australien, menacé d'arrestation sur le sol britannique à la suite d'une demande d'extradition de la justice suédoise, s'est livré à un réquisitoire contre les Etats-Unis qu'il a accusés de menacer la liberté d'expression dans le monde.

Le cofondateur de WikiLeaks s'exprimait depuis un balcon de l'ambassade d'Equateur, dans le quartier huppé de Knightsbridge, où il a trouvé refuge depuis le 19 juin.

"(...) WikiLeaks est sous le coup de menaces, tout comme la liberté d'expression et la santé de l'ensemble de nos sociétés", a-t-il dit.

"Je demande au président Obama de prendre la bonne décision : les Etats-Unis doivent renoncer à la chasse aux sorcières lancée contre WikiLeaks", a-t-il dit lors d'une allocution de dix minutes qu'il a conclue en levant les deux pouces en direction des médias internationaux.

Alessandra Prentice et Karolin Schaps Jean-loup Fiévet pour le service français

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