Un commando d'islamistes infiltré dans la population est passé à l'attaque à Gao, plus grande ville du Nord, reprise le 26 janvier par les soldats français et maliens. Les échanges de tirs entre soldats et islamistes ont éclaté au coeur de la ville, près du commissariat central.

Notre envoyé spécial Antoine Giniaux est à Gao.

Ces affrontements surviennent après deux attentats suicides en deux jours. Ils n'ont cependant tué que les deux kamikazes.

Ecoutez les précisions de Simon Tivolle

Face aux tirs de kalachnikov et rafales de mitrailleuse lourde, les habitants terrorisés sont restés cloîtrés chez eux.

Ecoutez le reportage d'Antoine Giniaux, au plus près des combats

L'attaque a été revendiquée par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), l'un des groupes armés qui occupait depuis des mois Gao et le nord du Mali, y multipliant les exactions. Les journalistes ont été évacués du centre ville vers l'aéroport de Gao pour leur sécurité.

Une situation "pas totalement sécurisée"

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a admis dimanche soir que la situation dans la ville de Gao n'était "pas totalement sécurisée".

Ecoutez les propos de Laurent Fabius sur BFM TV

En cause, selon le général Vincent Desportes, ancien directeur du Collège interarmées de Défense, le nombre insuffisants de militaires sur place.

Ecoutez son analyse au micro de Géraldine Hallot.

Les islamistes se sont réfugiés dans les Ifoghas, vaste zone de montagnes et de grottes dans le nord est du pays. C'est aussi dans cette région que les sept otages français au Sahel seraient détenus.

Ecoutez le reportage à Bamako d'Anne Lamotte.

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