La patronne de l'IGPN le "certifie" dans le rapport qu'elle a remis ce mercredi : le service d'ordre pour le feu d'artifice du 14 juillet à Nice "n'était pas sous-dimensionné".

La Promenade des Anglais à Nice
La Promenade des Anglais à Nice © Reuters / Pascal Rossignol

L' enquête de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) montre que le dispositif de sécurité déployé sur la Promenade des Anglais à Nice le soir de l'attentat du 14 juillet "n'était pas sous-dimensionné"

Jeudi dernier, face aux accusations notamment de la droite niçoise, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait demandé à l'IGPN d'enquêter sur le déploiement du service d'ordre au moment de l'attaque perpétrée par Mohamed Lahouaiej Bouhlel et qui a fait 84 morts.

"Les polémiques sont le fruit d'une mauvaise compréhension et interprétation des informations", selon la responsable de la police de polices Marie-France Moneger-Guyomarc'h.

64 policiers nationaux et 42 municipaux déployés à l'occasion du feu d'artifice

Le rapport de l'IGPN confirme le nombre de policiers nationaux (64) et municipaux (42) déployés le soir du 14 juillet, comme l''avait précédemment annoncé la Préfecture des Alpes-maritimes. Des représentants de l'opposition de droite affirmaient pour leur part que les autorités n'avaient pas su sécuriser les lieux.

Le président LR de la région Paca, Christian Estrosi, avait contesté les chiffres de la Préfecture, dénonçant un "mensonge d'Etat".

Dimanche, la chef du service pilotant la vidéosurveillance à la police municipale de Nice, Sandra Bertin, avait également affirmé avoir subi des pressions de la place Beauvau pour modifier son rapport sur le dispositif de sécurité le soir du 14 juillet. Deux enquêtes préliminaires ont été ouvertes par la justice après ces accusations : l'une à Nice pour "abus d'autorité", l'autre à Paris pour "diffamation".

Ce mercredi, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a rappelé que "ce rapport administratif, strictement limité à son objet, ne se substitue ni ne préjuge en rien des conclusions des procédures et enquêtes judiciaires en cours".

"Des questions demeurent" selon le 1er adjoint au maire de Nice Christian Estrosi

Mercredi soir, le maire de Nice Philippe Pradal et son 1er adjoint, également président de la région Paca Christian Estrosi, ont estimé que "des questions demeurent" dans un communiqué commun :

"Ce rapport n'est pas de nature à répondre aux questions qui restent en suspens et à notre volonté d'obtenir la manifestation de la vérité. (...) Cette enquête (...) ne saurait être suffisante pour répondre aux interrogations légitimes des familles des victimes".

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