bachelet chili
bachelet chili © Reuters

Il y aura un second tour au Chili. L'ancienne présidente socialiste Michelle Bachelet n'a pas obtenu 50 % des suffrages hier. Les Chiliens devront donc retourner aux urnes.

C'est une petite surprise. Alors que des sondages l'a donnaient gagnante dès le premier tour, Michelle Bachelet n'a obtenu "que" 46.7 % des voix hier lors du premier tour de la présidentielle. Au second tour (le 15 décembre prochain), elle devra affronter une autre femme, Evelyn Matthei, candidate investie par la droite qui a obtenu 25 % des suffrages.

Du coup c'est dans le camp de son adversaire, qu'on est tout sourire ce matin. A Santiago du Chili, les explications de Claire Martin.

Dans une brève déclaration à la presse avant de rejoindre son QG decampagne, Evelyn Matthey s'est déclarée "très contente" de figurer au deuxième tour.

De son côté, Michelle Bachelet a souligné que son camp "savait que le défi de gagner au premier tour était complexe" :

Nous avons fait un grand effort et nous avons été très près du but.

Michelle Bachelet, médecin de formation et première femme élue à la tête d'un pays sud-américain en 2006, était la grande favorite du scrutin, forte d'une popularité inaltérée depuis la fin de son premier mandat en 2010. A l'époque, la Constitution l'avait empêchée de postuler à un second mandat consécutif.

Rivales... mais copines d'enfance

Radicalement opposées politiquement, les deux postulantes à la présidence se connaissent depuis l'enfance. Leurs familles étaient voisines et leurs pères très amis. Mais le coup d'Etat d'Augusto Pinochet contre le président socialiste Salvador Allende, le 11 septembre 1973, a bouleverser leur vie. Alberto Bachelet fut torturé à mort pour sa fidélité à l'égard du président déchu.

Dans une brève déclaration à la presse avant de rejoindre son QG de

campagne, elle s'est déclarée "très contente" de figurer au deuxième tour.

"Il y a eu un triomphe moral de la droite, car les expectatives étaient

très basses quant à la candidature de Matthei et son incapacité de parvenir à

une cohésion minime comme coalition électorale", analyse pour l'AFP, le

politologue Marcelo Mella.

"Cela leur donne de l'espace, et leur permettra de perdre d'une manière

digne" car l'élection de Mme Bachelet sera "presque une formalité" en décembre,

affirme de son côté l'universitaire Cristobal Bellolio.

Mme Bachelet a souligné que son camp "savait que le défi de gagner au

premier tour était complexe".

"Nous avons fait un grand effort et nous avons été très près du but"

a-t-elle estimé.

Michelle Bachelet, médecin de formation et première femme élue à la tête

d'un pays sud-américain en 2006, était la grande favorite du scrutin, forte

d'une popularité inaltérée depuis la fin de son premier mandat en 2010. A

l'époque, la Constitution l'avait empêchée de postuler à un second mandat

consécutif.

La participation des quelque 13,5 millions d'électeurs chiliens a été

estimée à 56% par le président Sebastian Pinera, mais les chiffres officiels ne

seront pas connus avant lundi.

Dans une brève déclaration à la presse avant de rejoindre son QG de

campagne, elle s'est déclarée "très contente" de figurer au deuxième tour.

"Il y a eu un triomphe moral de la droite, car les expectatives étaient

très basses quant à la candidature de Matthei et son incapacité de parvenir à

une cohésion minime comme coalition électorale", analyse pour l'AFP, le

politologue Marcelo Mella.

"Cela leur donne de l'espace, et leur permettra de perdre d'une manière

digne" car l'élection de Mme Bachelet sera "presque une formalité" en décembre,

affirme de son côté l'universitaire Cristobal Bellolio.

Mme Bachelet a souligné que son camp "savait que le défi de gagner au

premier tour était complexe".

"Nous avons fait un grand effort et nous avons été très près du but"

a-t-elle estimé.

Michelle Bachelet, médecin de formation et première femme élue à la tête

d'un pays sud-américain en 2006, était la grande favorite du scrutin, forte

d'une popularité inaltérée depuis la fin de son premier mandat en 2010. A

l'époque, la Constitution l'avait empêchée de postuler à un second mandat

consécutif.

La participation des quelque 13,5 millions d'électeurs chiliens a été

estimée à 56% par le président Sebastian Pinera, mais les chiffres officiels ne

seront pas connus avant lundi.

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